01/06/2006

REVUE EN VRAC

En style télégraphique, quelques revues-éclair de rondelles écoutées récemment :

NEIL YOUNG - Living with War (2006)

Neil se déchaîne, peut-être un peu tardivement, sur George W. Bush et ses mensonges meurtriers. Cela donne un disque énervé, enregistré en quelques jours, qui marque au moins un retour au rock'n roll après un épisode country assez pitoyable (Prairie Wind, 2005). Enregistré "dans l'urgence"... et bien ça s'entend : les textes sont bâclés, à la limite du naïf, et à la longue, les musiques se ressemblent. Apports discutables d'une trompette (Tommy Bray) et d'un choeur de 100 personnes. Disque agréable cependant, si on veut bien considérer que le dernier titre "America the Beautiful" est une faute de goût qu'il faut absolument éradiquer à l'écoute...

GERARD MANSET - Obok (2006)

J'ai la désagréable impression que l'inspiration du génial ermite de la chanson française est en train de se tarir inexorablement. Cela reste agréable à écouter. Sans plus. Le principal intérêt de cette rondelle est le livret qui l'accompagne où Manset (en remerciement pous ceux qui le suivent depuis près de 40 ans maintenant) livre, dans son style particulier toujours à l'extrême limite de la correction grammaticale, quelques réflexions issues de ses carnets de voyage, en écho aux chansons de l'album.

LLUIS LLACH - Ara, 25 anys en directe (1992)

Ce n'est pas neuf. C'est magnifique. Et cela clôture, à peu de chose près, ma collection LL LL qui doit être très proche de l'intégrale. Un concert enregistré en 92 pour ses 25 ans de carrière avec, pour une des dernières fois, une recréation de quelques-une de ses chansons mythiques de combat : L'Estaca, La Gallinetta... Versions très sobres, à 1000 années-lumière de ce qu'elles étaient dans les années 70. "Païs Petit", un chant d'amour au pays catalan "si petit que lorsque le soleil se couche, il n'est pas vraiment sûr d'avoir remarqué sa présence". Je ne cesserai jamais de dire que Lluis Llach est un des plus grands compositeurs-interprètes de notre temps.

23:41 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : revue en vrac |