19/08/2006

Jethro Tull - Aqualung (1970)

Aqualung
Cross-Eyed Mary
Cheap Day Return
Mother Goose
Wond’ring Aloud
Up To Me
My God
Hymn 43
Slipstream
Locomotive Breath
Wind-Up

Avec Ian Anderson, le rock est devenu subitement plus intelligent et "Aqualung" restera un chef d'oeuvre éternel, autant par la force et la finesse de sa musique que par ses textes. Quand j'ai vu Jethro Tull sur scène la première fois, au milieu des années 70, il était probablement l'un des meilleurs groupes de rock de la planète et j'en garde un souvenir très fort, celui du regard halluciné de Ian Anderson jouant de la flûte en équilibre sur un pied. Ce regard a croisé le mien une fraction de seconde et j'ai réellement ressenti physiquement le magnétisme de ce personnage hors norme, musicien exceptionnel, jongleurs de mots et, surtout, génial showman. L'âge a rendu Ian beaucoup moins chevelu et virevoltant sur scène aujourd'hui, mais il continue à parcourir les scènes du monde pour son seul plaisir et celui de son public, qui vieillit avec lui... feeling like a dead duck...
La musique du Tull est instantanément reconnaissable, avec ses breaks inattendus, ses subits apaisements acoustiques, les envolées guitaristiques sauvages de Martin Barre... Et puis cette voix... Je donnerai la moitié de mon imposante discothèque pour les deux premières minutes de "Locomotive Breath", sa longue intro au piano d'abord, avant que commence la course sans fin de la loco qui entraîne l'Homme ("the all-time loser") vers son inéluctable mort.

In the shuffling madness
of the locomotive breath,
runs the all-time loser,
headlong to his death.
......
no way to slow down
......
He sees his children jumping off
at the stations - one by one.
His woman and his best friend
in bed and having fun.
He's crawling down the corridor
on his hands and knees
......
no way to slow down

(Locomotive Breath)

A voir absolument :
http://www.collecting-tull.com/

00:36 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

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