10/10/2006

François Béranger

beranger4Il y aura samedi prochain trois ans que tu es parti, François, et tu nous manques. Aujourd'hui, va t'en savoir pourquoi justement aujourd'hui, je me chantonne "Magouille Blues" en contemplant l'agitation des politiques autour de dérisoires strapontins. "Les seuls qui soient vraiment sympas, qui sont un peu comme vous et moi, ils font deux ou trois pourcents des voix... pourquoi ?", chantais-tu en 1974 en pleine campagne giscardienne. En ajoutant "bien sûr je ne parle pas du royaliste et encore moins du fasciste..." Tu étais un pur sans être un dur, un idéaliste plein d'humour, sans illusions, sans compromissions non plus. Je t'ai vu plusieurs fois sur scène avec ton groupe et ce formidable guitariste qu'est encore aujourd'hui Jean-Pierre Alarcen. Tu étais vrai, sans fard, comme ta musique. Là où tu es, je te salue. Le Paradis est libertaire ou il n'est pas.

13:43 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

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