12/01/2007

Aux confins du moi - Confession d'un Muraccro

Au secours ! Le monstre revient en moi ! Murat, Jean-Louis. J'aime. Je hais. Souvent les deux à la fois. Le meilleur, le pire du pire. L'humeur de chien, le trip "génie incompris" qui hérisse, mais voilà... il a suffi de quelques notes, de quelques mots ré-entendus presque par hasard et pan, voilà que je replonge. Je m'étais promis de ne plus me laisser avoir, et pourtant, je suis eu. Une fois de plus. Il m'énerve, et en plus, les femmes, même la mienne, le trouvent "génial trop beau". Ecoeurant, ce type.

 

Avalanche IV (Leonard Cohen / adaptation J.L.Murat) 

J'ai été pris dans l'avalanche
J'y ai perdu mon âme
Quand je ne suis plus ce monstre qui te fascine
Je vis sous l'or des collines

Toi qui veux vaincre la douleur
Tu dois apprendre à me servir
Le hasard t'a conduit vers moi
Pauvre chercheur d'or

Mais ce monstre que tu as recueilli
Ignore la faim ignore le froid
Il ne recherche pas ta compagnie
Même ici au cœur au cœur du monde

Si je suis sur un piédestal
Je le gravis seul
Tes lois ne m'obligent à rien
Ni fessée ni prière

Je suis moi-même le piédestal
Par cette marque hideuse qui te fascine
Tu ne pourras vaincre la douleur
Sans être généreuse

Ces miettes que tu m'offres amour
Ne sont que les restes de mes festins
Ta douleur ici ne vaut rien
Ce n'est que l'ombre l'ombre de ma blessure

Pourtant vois comme je te désire
Moi qui n'ai plus d'envie
Vois comme partout je te chante
Moi qui n'ai plus de désirs

Tu penses m'avoir abandonné
Mais je frémis encore quand tu soupires
Ne mets pas ces haillons pour moi
Je sais que tu es riche

Ne m'aime pas aussi férocement
Si tu ne sais plus ce qu'est l'amour
A toi de jouer allez viens
Regarde j'ai revêtu ta chair

murat

11:01 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |

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