19/11/2007

Lucinda Williams - Hasselt, Muziekodroom, 15/11/2007

Un an presque jour pour jour après sa visite à l'AB (excellent concert, quoique un peu court), Lucinda Williams revenait en Belgique pour un concert unique à Hasselt. Autant dire tout de suite que Lu n'a pas déçu dans cette petite salle toute simple, presque spartiate, où le contact avec le public est quasi physique. Deux heures de musique solide, carrée, 80% rock et 20% country, deux heures de plaisir partagé entre un public de connaisseurs et un groupe manifestement heureux d'être là, emmené par Doug Pettibone, un guitariste remarquable qui a depuis quelques années apporté beaucoup aux prestations de la quinqua la plus sexy d'outre Atlantique. Adorable, gentille, presque timide, l'esprit très clair (sans doute plus que l'an dernier...), Lucinda a parcouru en bavardant pas mal aussi un répertoire qui s'étoffe au fil des années, depuis son plus récent cd "West" (magnifique) en remontant jusqu'aux temps préhistoriques où elle faisait du blues sans grand succès. Beaucoup de moments forts dans ce concert, les locomotives habituelles bien sûr, "Right in Time", "Come on", "Essence", "Joy", quelques titres moins convenus (un superbe "Are you down", "Overtime", "I lost it"...) pour terminer sur un "Unsuffer me" de feu où on la sent possédée par son sujet (de son propre aveu, une chanson sur la rédemption spirituelle). Parmi ses références auto-proclamées, moins pour leur style de musique que pour une certaine liberté d'esprit) : Bob Dylan, Neil Young, Bruce Springsteen et Jim Morrison.

On peut difficilement rêver mieux, évidemment.

Love, peace and revolution !

lu

15:14 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concert |

09/11/2007

Neil Young, les Rêves Chromés #2

neilyoung_afpgetty

Ah, nom de Dieu ! Voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Neil Young n'est pas mort, ni même assoupi sur ses lauriers de légende du rock ! Après quelques oeuvres moyennes, pour ne pas dire, parfois, à la limite de l'ennui, le Vieux, le Solitaire de Topanga, nous sort un cd du feu de Dieu. ENFIN ! Et il sort, après 20 ans de mise au frigo pour des raisons qui n'appartiennent qu'à lui et à sa grande tête de mule, l'enregistrement de ce qui est sans doute une des dix meilleures chansons de l'ère rock, que les inconditionnels ne connaissaient que par quelques très rares exécutions publiques enregistrées à la sauvette : "Ordinary People" éclate sur ce disque pendant 18 minutes d'un plaisir absolu, dans des explosions de cuivres et de guitare à vous laisser sur le cul jusqu'à la fin des temps. Ah, le salaud... il nous balance tout ça, en plus, sur un dvd bonus au son d'enfer agrémenté de photos d'art de sa collection de vieilles voitures. Il nous remet ça avec un autre inédit mythique, "Boxcar", et de nouvelles compositions dont certaines peuvent paraître fades ("The Believer"), ou anecdotiques ('Dirty Old Man"), mais qu'on oublie aussitôt pour ne retenir que le meilleur, et par exemple ce "No Hidden Path" qui rappelle immanquablement ses plus belles envolées de la grande époque (et en particulier "Down by the River"). On en veut ENCORE !

Ce mec n'est vraiment pas un mec ordinaire... 

chromedreams MoqueurMoqueurMoqueur

 Neil Young - Chrome Dreams II

18:13 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neil young |