18/12/2007

Ferré, tu me manques, des fois

Je veux être drapé de noir et de raison
Battre de l'aile au bord de l'enfer démocrate
Et cracher sur Trotski sur Lénine et Socrate
Et qu'on dise de moi " Mon Dieu qu'il était con! "
" Il n'aimait rien de ce que l'on nous fait aimer
Et marchait seul, devant, le poing dans l'utopique
Il croyait que l'amour c'est comme la musique
Alors que votre amour s'est immatriculé "

(Léo Ferré, Quand je fumerai autre chose que des Celtiques, extr) 

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16:24 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exultation solitaire, ferre, leo |

17/12/2007

Tempus Fugit se lâche

Je n'ai jamais supporté d'entendre Carla Bruni chanter. Franchement, ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer.Horreur !Horreur !Horreur !

15:43 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vomi mon quatre heures |

05/12/2007

Délires urbains

J'erre parmi les automates, en ce jour de pâle automne. Les regards que je croise n'ont plus cillé depuis longtemps. Ces coeurs ont-ils battu, un jour ? Ces poumons ont-il respiré, des fois ?
"Et chacun rentre CHEZ son automobile", psalmodie Nougaro à mon oreille.

Gare, trains bondés. Ils piaffent, piétinent, écrasent mon cor. Ils rotent et éructent. Ils bousculent, prennent le wagon d'assaut. Bêlez, moutons, courez vers vos précipices.
"Dans le souffle affolant de la loco, l'Homme, ce loser universel, s'encourt droit vers sa mort. Pas moyen de freiner. Pas moyen." (Jethro Tull, Locomotive Breath)

J'aurais pu, comme les anges des "Ailes du Désir", avoir le don de capter les pensées des gens. Mais voilà, un dieu facétieux m'a glissé un tout autre capteur dans l'occiput. J'entends des chansons. Rien que des chansons. Je suis hanté. Me voilà devenu juke-box humain !
"How can the wind with so many around me ? Lost in the city." (Yes, Heart of the Sunrise)

Au détour d'un quai, j'ai croisé la Fanette qui prenait sa correspondance pour Blankenberghe. Je suis entré dans un bar où jouait un limonaire, comme à Ostende, comme partout. Blanc comme un cierge de Pâques, j'ai regardé passer les gens en sirotant ma Sttellla : Frida la blonde, belle comme un été... et puis un gentleman fatigué, dans son vieil imper bleu élimé aux épaules... un vieil homme qui, sous sa crinière blanche, marmonnait "il n'y a plus rien"... et celui-là, sous son bonnet de laine, un sourire tendre au bout des lèvres... "t'estimo, si"...

Tourne, tourne, le carrousel du temps, tournez, chevaux peints, chante, Joni, chantez Georges, Buffy, Neil, et tant d'autres.

Merde ! Je crois bien que j'ai raté mon dernier train.

13:11 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flaneries |