12/02/2007

Paroles et pinceaux

Une petite nouveauté sur ce blog qui s'endormait. A droite, vous pouvez voir défiler des paroles de chansons. On commence par "Famous Blue Raincoat", de Leonard Cohen, parce que de toute façon c'est la plus belle de toutes et qu'en plus, il pleut, et que j'ai moi-même mis mon imper bleu aujourd'hui. (C'est même pas vrai, je n'en ai pas, et puis je ne connais pas de Jane). On veillera à changer régulièrement le texte.

"Famous Blue Raincoat", par Elisabeth Laishley

C'est l'occasion de vous signaler ces quelques jolies peintures réalisées à partir de chansons de Leonard Cohen, c'est ici : http://www.leonardcohenfiles.com/laishley.html

Et voilà. Long live Leonard.

10:24 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cohen |

17/01/2007

Nostalgie de vieux con (1) : Rock'n Charlebois

En parcourant un vieux bouquin (merci, Redu) consacré à l'histoire du rock à Liège (dont je reparlerai un jour, mais qui doit être épuisé), j'ai revisité quelques-uns des concerts qui ont marqué ma prime jeunesse (scrongneugneu). Octobre 1973, au Conservatoire. Robert Charlebois vient de sortir un des meilleurs albums de cette décennie (Fu-Man-Chu*) et il donnera ce soir-là un concert fantastique, aux limites extrêmes de la chanson française d'alors, plus proche sans aucun doute de Pink Floyd que de Julien Clerc. Je me souviens de cette lumière bleutée, de ce son renversant, et de ce bonhomme sans complexe qui s'excusera de son léger retard en disant "j'peux bin être dix minutes en r'tard, vu qu'jai dix ans d'avance". Il avait alors raison, le bougre. Je n'ai jamais compris comment ni pourquoi, quelques mois plus tard, sur la scène du Forum, il était redevenu un chanteur de variétés comme il y en a mille. Sacré Robert !

* Trouvez-mieux / Fais-toi-z'en pas / Le mur du son / Conception / Fu-Man-Chu

01:35 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nostalgie de vieux con, nostalgie |

12/01/2007

Aux confins du moi - Confession d'un Muraccro

Au secours ! Le monstre revient en moi ! Murat, Jean-Louis. J'aime. Je hais. Souvent les deux à la fois. Le meilleur, le pire du pire. L'humeur de chien, le trip "génie incompris" qui hérisse, mais voilà... il a suffi de quelques notes, de quelques mots ré-entendus presque par hasard et pan, voilà que je replonge. Je m'étais promis de ne plus me laisser avoir, et pourtant, je suis eu. Une fois de plus. Il m'énerve, et en plus, les femmes, même la mienne, le trouvent "génial trop beau". Ecoeurant, ce type.

 

Avalanche IV (Leonard Cohen / adaptation J.L.Murat) 

J'ai été pris dans l'avalanche
J'y ai perdu mon âme
Quand je ne suis plus ce monstre qui te fascine
Je vis sous l'or des collines

Toi qui veux vaincre la douleur
Tu dois apprendre à me servir
Le hasard t'a conduit vers moi
Pauvre chercheur d'or

Mais ce monstre que tu as recueilli
Ignore la faim ignore le froid
Il ne recherche pas ta compagnie
Même ici au cœur au cœur du monde

Si je suis sur un piédestal
Je le gravis seul
Tes lois ne m'obligent à rien
Ni fessée ni prière

Je suis moi-même le piédestal
Par cette marque hideuse qui te fascine
Tu ne pourras vaincre la douleur
Sans être généreuse

Ces miettes que tu m'offres amour
Ne sont que les restes de mes festins
Ta douleur ici ne vaut rien
Ce n'est que l'ombre l'ombre de ma blessure

Pourtant vois comme je te désire
Moi qui n'ai plus d'envie
Vois comme partout je te chante
Moi qui n'ai plus de désirs

Tu penses m'avoir abandonné
Mais je frémis encore quand tu soupires
Ne mets pas ces haillons pour moi
Je sais que tu es riche

Ne m'aime pas aussi férocement
Si tu ne sais plus ce qu'est l'amour
A toi de jouer allez viens
Regarde j'ai revêtu ta chair

murat

11:01 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/11/2006

A quoi bon...

... des sondages idiots auxquels personne ne répond ? A quoi bon laisser faire des commentaires, personne n'en fait ? Monologuons donc à nouveau pour dire à quel point je me réjouis d'aller écouter en mars prochain Chris et Carla au Botanique. Je sais parfaitement que tout le monde s'en fout et que l'écrasante majorité de ceux qui se disent amateurs de rock préfèrent donner 100 euros pour ne pas voir ni entendre Bono beugler dans un micro nase au Heysel que 12,50 euros pour écouter de la musique dans une salle de 200 places à l'acoustique remarquable. Démoralisant.

The good news first
I ain't ready for the worst
I ain't ready for the hurt
Give the good news first

http://www.thewalkabouts.com/swinglyr.htm
C'est inutile que je vous parle des trois albums sortis à ce jour par Chris Eckman et Carla Torgerson (déclinaison acoustique des Walkabouts) : ils sont épuisés. Le nouveau devrait sortir début 2007, mais bien sûr il faudra torturer votre disquaire pour l'obtenir. Quoique non, finalement, des disquaires, y en a plus, et au Car-Fourre(tout) du coin, je vous souhaite bonne chance pour le trouver.

C'est dur, certains jours, de donner d'abord les bonnes nouvelles. Mais je ne suis pas sûr que nous méritons mieux.

11:04 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humeurs |

09/11/2006

Nouveaux et intéressants : Amos Lee - Supply and Demand / Teddy Thompson - Separate Ways

Une voix chaude et très belle qui en rappelle d'autres, en particulier celle de Ben Harper, avec quelques inflexions StevieWonderiennes, et une musique plus folk et soul que rock, bien ronde, parfois un peu trop à la limite de la variétoche à mon goût. Amos Lee m'avait convaincu lorsqu'il avait assuré l'opening act d'Aimee Mann l'an dernier à l'AB. Son très récent CD "Supply and Demand" ne va pas révolutionner la musique mais l'homme inspire la sympathie et peut être classé dans la catégorie des belles promesses. Le genre de musique qu'on laisse couler distraitement un jour d'automne ensoleillé, quand il ne fait pas chaud et qu'on a mal partout. Aucune raison de se priver de tant d'aimable douceur.

 

www.amoslee.com

Teddy Thompson, par contre, m'a beaucoup moins convaincu vendredi dernier en opening act de Lucinda Williams. Et pourtant, son cd "Separate Ways" est remarquable.

Sa voix puissante, très à l'aise dans les aigus, n'est pas sans rappeler (toutes proportions gardées) celles des Buckley père et fils. La comparaison est un jeu ridicule en musique mais face à Amos Lee, sans aucun doute, c'est Teddy qui emporte la palme pour une raison qui me semble évidente : ses compositions sont plus accrocheuses, à défaut d'être foncièrement originales. Le garçon est, pour ne rien gâcher, très sympa. Ce cd est tout à fait consommable et "Separate ways", la chanson-titre, est de celles qui restent dans l'oreille après deux écoutes. Ce qui devient assez rare. Consommez !

http://www.teddythompson.com/

19:02 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

07/07/2006

L'été en musique (2) - Live to ride (Neil Young)

En 1993, Neil Young fait une grande tournée à travers l'Europe (dont deux dates en Belgique, à Torhout et Werchter) avec Booker-T & The Mg's. Comme il le fait presque toujours, Neil introduit dans son programme une chanson inédite, "Live to Ride", qu'il présente immanquablement comme "une chanson écrite pour ma moto"  ("Long may you run", 20 ans plus tôt, était une chanson... en mémoire de sa première voiture, un corbillard de la fin des années 40). En fait, si on écoute bien les paroles, "Live to ride" est plutôt dédié à un de ses amis accidenté à moto, ce qui est un peu différent.

Je pense invariablement à cette chanson et à son rythme "motorisé" lorsque je vois passer des motards en balade devant mon domicile, les dimanches d'été. Et dans la foulée (ou plutôt, dans le tour de roue), par association d'idées, d'odeurs et de bruits, j'embraie (!) sur la chanson de Manset "On sait que tu vas vite". Je ne suis absolument pas motard mais j'aime voir passer ces gens généralement paisibles sur leur "dream machine".

"Live to ride" n'est jamais sorti sur un album officiel. La chanson a été jouée 43 fois sur scène, entre juin et septembre 1993, et ne l'a jamais plus été par la suite.

Live to ride,
ride my dream machine
Good conditions
sometime are extreme
Running from the daily grind
He was, he was a friend of mine
Gonna take a long, long time
But the stain will fade away
Running from the daily grind
He was, he was a friend of mine
.

(...)

Ce qui donne en traduction automatique :

Vivez pour monter,
montez ma machine rêveuse
Bonnes conditions
soyez autrefois extrême
Courir du morcellement quotidien
Il était, il était un ami à moi
Allant prendre un long, bon moment
Mais la volonté de tache se fanent loin
Courir du morcellement quotidien
Il était, il était un ami à moi.

Lol, MDR, etc...  (pour vous détendre, au besoin, je vous conseille de faire cet exercice sur le site du groupe "Queen" (Reine), c'est irrésistible...). Que vous viviez ou non pour monter (votre machine de rêve), je vous souhaite un excellent week-end de musique. Evitez le morcellement quotidien mais ne boudez pas votre plaisir de prendre un long bon moment, mon cher quatuor de lectrices,-teurs adoré(e)s !

10:15 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : instantanes, neil younguerie |