04/02/2008

Chats et tas d'âmes

C'est un moment fugace. Deux yeux d'or derrière une vitre. Monsieur Chat salue à sa manière Tempus Fugit, qui s'en va gagner ses croquettes à la sueur de son front. Un rituel répété tous les matins, immuable. Tempus, parfois, se surprend à faire un signe de la main en direction de la fenêtre. Et il a, parfois, le sentiment qu'un clignement d'yeux complice lui répond. Les maisons sans chat ont-elles vraiment une âme ? Pas plus sans doute que les maisons sans musique.

15:29 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/10/2007

ALT,V,TVB fait sa Révolution

Ce blog s'endort. Il faut se révolter contre là dessus, camarad-euhs ! revolutionOuais, enfin, pas à ce point-là peut-être, mais tout de même. Tempus Fugit a donc réuni son Comité Central (lui-même, son ombre et son chat) et a décidé unilatéralement d'élargir ses horizons à bien d'autres sujets, ceux qui lui passeront par la tête, tout en conservant une ambiance axée principalement sur la musique. Tempus, il faut l'avouer, est sur les nerfs ces derniers temps : son "Lluis Llach - Verges 2007", qu'il a essayé trois fois de commander sur un site français compétent, dont deux fois en vain pour cause de stock rupturé, est en chemin mais ne se décide pas à arriver. Et Tempus, ça l'énerve, on peut pas savoir ! Par contre, hier, il a reçu le DVD "Les Ailes du Désir", son film favori de tous les temps, et il est content, il pourra le regarder quand il veut, oh putain, que c'est bon.

Et aujourd'hui, Tempus est un peu content dans sa tête : donner le Nobel de la Paix à Al Gore, ma foi, c'est une idée honorable. Ce brave Al avait déjà perdu l'élection présidentielle US en faisant plus de voix que son crétin d'adversaire, (celui qui ment, là, j'ai oublié son nom, flute...). Alors rien qu'imaginer la tête de ce crétin-là (son nom m'échappe décidément, mais vous voyez bien, hein, la tête de noeud, là ?) en apprenant la nouvelle, ça a de quoi illuminer un peu une journée bien morne par ailleurs, même si je la souhaite excellente à ma cellule de lecteurs, -trices et à leurs familles.

(bande son : Neil Young and Crazy Horse)

15:50 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pas musique la |

31/05/2007

Revue en vrac - Tom McRae / King of Cards

Tom McRae est un auteur-compositeur de grand talent, qui a su, à travers des mélodies imparables et des textes mélancol'ironiques, se faire une place de choix dans la chanson de qualité. Tout le monde a encore dans l'oreille ses (déjà) grands classiques, "End of the World News", "For the Restless" ou le déchirant "Boy with the Bugglegun". Bref, un nouveau Tom McRae, ça ne passe pas inaperçu et ça s'attend de pied ferme. Et "King of Cards" est arrivé chez nous il y a quelques semaines, avec un concert au Cirque Royal en prime.
Comme toutes les opinions exprimées ici, celle qui suit n'engage que moi : je dois reconnaître qu'une première écoute me déçoit passablement. Les mélodies sont moins évidentes, la production sans doute un peu "chargée" à mon goût, et j'avoue ne pas accrocher d'emblée à ce qui reste, cependant, un bon disque. Parce que Tom McRae est Tom McRae, qu'il est doué, qu'il a des choses à dire, qu'il le dit joliment et que cela reste supérieur à 98% de la production discographique habituelle.
Une anecdote : comme Heather Nova avec "I miss my sky" (dans son dernier album "Redbird"), Tom a consacré une chanson à la pionnière de l'aviation américaine Amelia Earheart, disparue jadis entre ciel et terre. Amusant : Heather s'identifie à Amelia, qui voudrait tant "reprendre le ciel", alors que Tom semble obsédé par l'idée de l'en faire descendre ("why don't you come down ?"). Selon moi, aucun doute : Heather l'emporte de trois longueurs (voix, texte, mélodie) sur ce coup-là.

1. Set The Story Straight 
2. Bright Lights 
3. Got A Suitcase, Got Regrets
4. Keep Your Picture Clear 
5. Houdini And The Girl
6. Sound Of The City 
7. On And On 
8. Deliver Me 
9. One Mississippi 
10. The Ballad Of Amelia Earhart 
11. Lord, How Long ?

14:19 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : revue en vrac |

29/05/2007

Chanson croisée : WORLDS APART (Bruce Springsteen)

Je me demande parfois pourquoi les media nous bourrent les oreilles de tant de cochonneries alors qu'il existe... ça.

A la suite de 9.11, Bruce Springsteen a sorti un album, "The Rising", sur le sujet, sans sombrer le moins du monde dans les pièges de la compassion et des idées réductrices. "Worlds apart" est une des chansons de cet album. Elle pose, sans nécessairement y répondre, la question de la compatibilité des sentiments humains (l'amour en particulier) avec l'opposition a priori irrémédiable des cultures. On peut voir ici l'interprétation de cette chanson par le Boss himself à Wembley, en 2002. Remarquable, faut-il le dire, malgré la qualité très moyenne des images :
http://www.youtube.com/watch?v=O8ARTiq4EwE

En 2004, cette chanson est sortie, adaptée en catalan, par la superbe Maria Del Mar Bonet dans son extraodinaire album intitulé "Amic, Amar". Maria, née en 1947 aux Baléares, s'est installée en 1967 à Barcelone et est devenue une légende de la résistance au régime franquiste, au même titre que son ami Lluis Llach. J'en reparlerai. Sa version de la chanson du Boss, accompagnée par un groupe de musiciens syriens, est une splendeur. Pour une version live de ce "Mons apart" à Barcelone (2004), cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=HsFTCa1EanI
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bruce-springsteen2

"Worlds Apart"

I hold you in my arms, yeah that's when it starts
I seek faith in your kiss and comfort in your heart
I taste the seed upon your lips, lay my tongue upon your scars
But when I look into your eyes we stand worlds apart

Where the distant oceans sing and rise to the plain
In this dry and troubled country your beauty remains
Down from the mountain road where the highway rolls to dark
'Neath Allah's blessed rain we remain worlds apart

Sometimes the truth just ain't enough
Or is it too much in times like this
Let's throw the truth away we'll find it in this kiss
In your skin upon my skin in the beating of our hearts
May the living let us in before the dead tear us apart

We'll let blood build a bridge over mountains draped in stars
I'll meet you on the ridge between these worlds apart
We've got this moment now to live then it's all just dust and dark
Let's let love give what it gives
Let's let love give what it gives
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bonet1

"Mons apart"

Jo no sé com has guardat la bellesa entre l'infern
ni com vas poder fugir de l'horror que t'ha esquinçat
Quan et llepo les ferides veig al fons el teu esguard
el que no puc esborrar: que hem nascut en mons apart.

Més enllà dels oceans, més enllà del crit del mar
on la pluja té l'arrel beneïda per Alà
on la llum cau dels estels, sobre un món empolsegat
s'han trobat els nostres cors, en un pont que hem aixecat.

En aquest temps que ens ha tocat
no serveix la veritat
fem un temps per el nostre amor
ple de vida, entre la mort.

Acompanyem els estels
el camí que hem inventat
el teu cor amb el meu cor
per damunt dels mons apart.

Amb la sang i la foscor que hem après a tuejar
no tenim altre moment, no l'hem pogut triar
la tristesa de la mort, dels nostres mons separats
però que doni el nostre amor, tot allò que pot donar,

Tot allò que pot donar…
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La musique n'est pas qu'un produit de marketing, bordel !

21:53 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ma bo |

14/05/2007

Lluis Llach en français

Un tout nouveau site consacré (depuis le 7 mai, date de son anniversaire) en langue française à Lluis Llach : www.lluisllach.fr

Merci à Katia, l'âme de ce site, de m'avoir branché et plus encore de m'avoir fait l'immense honneur de placer un lien vers mon modeste blog sur son site.

N'hésitez pas, surtout, si vous ne connaissez pas Lluis, à explorer son oeuvre unique.

La toute fin du tout dernier concert à Vergès (et d'autres extraits, images d'amateur) peut être vue ici :

http://www.youtube.com/watch?v=eWCAZjvJ9wY

Quand le public se met à chanter spontanément "L'Estaca"... les yeux se mouillent... les miens en tout cas.

15:30 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lluis llach |

06/05/2007

J'entends la voix de Léo

(...)

C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés...
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard

Ils ont voté... et puis, après?

Dans une France anarchiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées

Le jour de gloire est arrivé

23:10 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferre, ils ont vote |

04/05/2007

Anniversaire

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Kent State University, Ohio
4 mai 1970 - 4 mai 2007

 

Tin soldiers and Nixon coming,
We're finally on our own.
This summer I hear the drumming,
Four dead in Ohio.

Gotta get down to it
Soldiers are cutting us down
Should have been done long ago.
What if you knew her
And found her dead on the ground
How can you run when you know?

Tin soldiers and Nixon coming,
We're finally on our own.
This summer I hear the drumming,
Four dead in Ohio.

(Neil Young)

11:27 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/04/2007

Salut l'artiste

Lluis Llach a donc mis un terme à sa carrière exceptionnelle en mars dernier, parce qu'il ne voulait pas risquer de donner à ceux qui l'aiment l'image d'un artiste qui décline (un stade qu'il était loin d'avoir atteint, ceci dit). En guise d'au revoir et d'hommage à l'un des artistes de ma vie, je voudrais ici citer un de ses textes, parus dans le remarquable livre de Brigitte Baudriller "Lluis Llach - Un desig d'amor, un poble i una barca", 1997, éditions Tirésias, collection "Les guetteurs de l'espoir". Lluis nous y livre sa vision de la vie (p.79-80) :

"L'être humain méprise totalement la vie. La vie comme théorie et pratique. Elevés dans la lutte pour des banalités, nous oublions l'essentiel pour posséder des biens avec de l'argent, des êtres avec de l'amour. Et puis en chemin, une anecdote (...) nous signifie que la vie doit jouer le premier rôle du film que nous tournons. Sans elle, rien n'existe, ni scénario ni acteurs ni images ni son. Il faut aimer la vie comme un être. (...)

La société nous incite à vivre à contresens, contre la vie. Nous prenons conscience de son importance face à la mort ou à la maladie. Qu'ai-je fait de la vie, de ma vie ? A vingt, trente ans, l'être humain ne se pose pas la question. Il l'utilise sans la respecter, sans la soigner. A quarante, cinquante ans, il a assez vécu pour voir son passé dans sa globalité et envisager un avenir qu'il sait limité. Avec beaucoup de chance, il se situe à la moitié de son existence. Il peut se rassurer, regretter ou douter quant à son apprentissage, ses croyances, son évolution et cette expérience enrichissante et emprisonnante à la fois. Il peut ne plus se remettre en cause, entrer en crise ou... constater qu'il à l'univers en lui. Là même où il doit chercher les étoiles, demander l'impossible, rêver."

Voilà une bonne idée. Demandons l'impossible.

12:38 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lluis llach |

27/02/2007

Soldes d'hiver

Aujourd'hui, on démodulise. Adeu, Lluis, farewell, Heather. Il faut bien de temps à autre rendre ce blog plus lisible, d'autant plus que (presque) personne ne le lit. Le monologue a ses vertus, comme le dialogue a ses vices (Tempus Fugit, Pensées A La Con, tome 1, page 6). Bientôt ici, les critiques des cd neufs de Chris & Carla, Lucinda Williams et Neil Young. Très bientôt encore, des photos de Tempus Fugit nu sur son quad et des révélations sur l'intimité de la star du country Daully Partouze. Et ce n'est pas tout.

Bon, flute, si je ne fais pas de l'audience avec ça, c'est à n'y rien comprendre !

11:52 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : et tu crois que c est malin |

16/02/2007

La chanson du jour

"Singin' you through", Heather Nova.

Album "Redbird", 2005.

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Bon week-end en musique et plaisirs divers.

11:27 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/02/2007

La chanson du jour dans ma tête - A Salty Dog

La plume baroque de Keith Reid... Le vaisseau-fantôme qui nous emporte vers des abîmes sans fin., et le capitaine qui pleure... Magie des mots et des images. Qui ranimera le chien salé de nos mémoires ?

  

Ah, la splendeur de Rome... Quizz : pourquoi je dis ça, moi ?

10:35 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

13/02/2007

Lluis Llach - L'estaca

Aujourd'hui, je voudrais vous faire partager une video (décidément, Tempus Fugit se modernise). Colonne de gauche (à gauche, toutes !). C'est un extrait de ce qui, peut-être, a été "le" concert du siècle : 100.000 personnes rassemblées au Camp Nou de Barcelone pour célébrer l'artiste national catalan, Lluis Llach. Je n'avais jamais vu cette video où 100.000 voix reprennent en choeur cet hymne à la révolte et c'est, indirectement, grâce à une de mes, sinon ma seule (lol), fidèle lectrice, qui se reconnaîtra entre deux laits de soja, que je l'ai découverte hier soir. Sur "L'estaca", je préfère vous renvoyer à l'excellent post d'un compère bloggeur de très grande qualité 

http://cliketclak.skynetblogs.be/post/3337645/-lestaca--l...-

Lluis Llach est, à mon très humble avis, le plus grand auteur-compositeur de notre temps. Ce concert a donc, en apparence, été diffusé jadis par la télévision catalane. Si par hasard vous connaissez quelqu'un qui en a une copie, n'hésitez surtout pas à m'envoyer un mééééél...

16:33 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lluis llach |

26/01/2007

Il ne fait pas un temps à mettre un auto-stoppeur dehors

HITCHHIKER (Neil Young)
When I was a hitchhiker on the road
I had to count on you
But you needed me to ease the load
And for conversation too
Or did you just drive on through.
You didn't see me in Toronto
When I first tried out some hash
Smoked some then and I'll do it again
If I only had some cash
Only had some cash.Then I tried amphetamines
And my head was in a glass
Taped underneath the speedometer wires
Of my '48 Buick's dash.
But I knew that wouldn't last.
Then came California
Where I first saw open water
In the land of opportunity
I knew I was getting hotter
I knew I was getting hotter.
But the neon lights
And the endless nights
The neon lights
And the endless nights
The neon lights
And the endless nights
The neon lights
And the endless nights
They took me by surprise
The doctor gave me valium
But I still couldn't close my eyes
I still couldn't close my eyes.
Then came paranoia
And it ran away with me
I couldn't sign my autograph
Or appear on TV
Or see or be seen
See or be seen
Or see or be seen.
Living in the country
Sounded good to me
Smoking grass while the summer lasts
In the real organic sea
Where everything was green
Everything was green.
Then we had a kid and we split apart
I was living on the road
A little cocaine went a long long way
To ease that different load
But my head did explode
My head did explode.
I wish I was an Aztec
Or a runner in Peru
I would build such beautiful buildings
To house the chosen few
Like an Inca from Peru.
When I was a hitchhiker on the road
I had to count on you
But you needed me to ease the load
And for conversation too
Or did you just drive on
Did you just drive on
Did you just drive on through.
Or did you just drive on
Did you just drive on
Did you just drive on through.
 
-----------------
Quizz : à qui s'adresse Neil Young dans ce texte autobiographique ? 
CarrieSnodgress

14:43 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : neil younguerie |

20/01/2007

All the leaves are brown, and the sky is grey

Denny Doherty était un des derniers survivants du mythique groupe californien "The Mamas and the Papas". Il vient de décéder et c'est bien triste. Du groupe original, seule Michelle Philipps est toujours en vie. doherty_denny_250

Même si cela n'a que peu de liens avec la musique (à part Nick Cave), la nouvelle me rend inconsolable : Sollveig Dommartin, la délicieuse Marion des "Ailes du Désir" de Wim Wenders, est décédée la semaine dernière d'une crise cardiaque. Elle avait 48 ans. Sale temps.
sol5050466639721

18:14 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rip |

17/01/2007

Info - Chris and Carla

On peut entendre ici quelques extraits de leur nouveau cd :

http://www.flyhighbravedreamers.net/music.html

 

01:23 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/01/2007

PROCOL HARUM - Broken Barricades (1971)

broken b

Simple Sister / Memorial Drive / Power failure / Playmate of the mouth / Broken Barricades / Luksus Delph / Song for a dreamer / Poor Mohammed

 

Un des grands albums de ma jeunesse même s'il fut éreinté par la critique. "BB" marquait de fait une rupture avec le son du groupe, que Matthew Fisher, l'organiste des premiers chefs-d'oeuvre, venait de quitter. "Poor Mohammed" est sans aucun doute le grand moment de ce disque très rock dont, malgré le temps qui passe, je ne me lasse pas. Pour mémoire, Procol Harum tourne toujours et il a même lors d'un récent concert en Italie invité Zucchero à chanter avec lui. Le procès fait par Matthew Fisher aux autres membres du groupe pour prendre "sa" part dans les royalties d' "A whiter shade of pale" n'est qu'une anecdote finalement assez pitoyable qui n'enlève rien au génie de ce groupe qu'un succès planétaire a bien failli tuer dans l'oeuf. C'était il y a presque 40 ans !

 

16:47 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

29/12/2006

Tempus Fugit Awards 2006

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 LES SUPER AWARDS TF 2006

Heather Nova live au Velinx de Tongeren : meilleur concert mien 2006

Kathleen Edwards : meilleure découverte mienne 2006

"Separate Ways" (Teddy Thompson) : meilleure chanson mienne 2006

Chris & Carla live à Berlin (août 2006) : meilleur boot mien 2006

Le coffret 6 cd live Brassens : prix spécial Fernande (j'y pense) 2006

 LES PAS MAL AWARDS TF 2006

Neil Young s'est beaucoup agité en 2006 (deux sorties, certes moyennes, but néanmoins the Loner is back) - Lucinda Williams à l'AB, même sans rappel - Le Soldat Rose des Chédid, plutôt mignon, surtout Louis en black panthère -Plein de chtites jeunes filles qui m'ont séduit : KT Tunstall, Sophie Zelmani, Anna Ternheim...

 LES PENIBLES AWARDS TF 2006

Johnny live in Switzerland - Bono, pour le principe - J'estions malade et j'loupions le concert de Manfred Mann's Earthband, crévindiou - Keith Richards qui fait le con dans un cocotier.

 

Vivement 2007 et bons voeux à tou(te)s !

12:40 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/12/2006

Anna qui vient du froid

Elle a 27 ans, elle est suédoise, elle est jolie, elle a une jolie voix, elle parle un excellent français. Elle a deux albums à son actif ("Somebody outside" et le récent "Separation Road"). Tout en douceur, sans faire de bruit, elle glisse ses mélodies colorées de nostalgie dans nos oreilles caterpilarisées par la mode des chanteuses-hurleuses. Elle sera en concert à Lille le 21 janvier. Dommage qu'elle ne passe pas par la Belgique, du moins à ma connaissance.

J'oubliais, elle s'appelle Anna Ternheim. A défaut de ramage, look at her plumage :

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bio

16:49 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/12/2006

Neil Young and Crazy Horse - Live at the Fillmore 1970

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Je l'avais annoncé, mais le voici enfin. Les papys sont hyperactifs aussi. Voici le troisième alboum de Neil Young en moins de deux ans et celui-ci est supposé constituer le premier d'une longue série d'enregistrements anciens qui seraient stockés kékpart dans un ranch du côté de Topanga, entre la collection de trains électriques du Maître et les boîtes à chapeau de Pegi. Pour faire bref, il s'agit de six chansons live enregistrées au Fillmore East de NYC lors des quatre shows des 6 et 7 mars 1970 par Neil et le Crazy Horse dans son line-up original, autrement dit avec Danny Whitten à la guitare. On a d'ailleurs l'impression que ce cd est une sorte d'hommage à Danny Whitten (overdosé deux ans plus tard) et non une tentative de faire revivre ces concerts, qui comprenaient notamment une partie acoustique en ouverture. C'est dommage, artistiquement parlant, même si ce qui est livré là est évidemment excellent et notamment la version allongée de "Cowgirl in the Sand".
Pour le reste, je me demande sincèrement et en essayant de n'être pas grossier, si Neil (ou sa firme de disques ou les deux) ne se f... pas de notre g.... Le packaging de ces Archives volume 2 (cherchez, vainement, manants, le volume 1) est à la limite de l'insulte : aucune protection pour le cd, rien que du carton et tellement fin qu'on peut glisser le tout sans problème sous une porte, voire dans la poche de son kangourou de salon; la durée, 43 minutes et 19 secondes, est vynilesque et la version double (CD+DVD avec version audio améliorée et... défilé d'un photo-montage) à 30 euros une quasi-escroquerie.

11:43 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

04/12/2006

After the show

Qui n'a jamais ressenti cette impression de plénitude en sortant d'un concert, comme si l'artiste venait de nous insuffler une force vitale indicible ? Le texte qui suit a été écrit par Heather Nova alors qu'elle venait d'assiter à une prestation de Jeff Buckley. Tout est dit, il me semble, avec une grande simplicité.

"Valley Of Sound"

Move me
Don't try
Let the music reach me tonight
Push me into something new
I've been riding all day on a bus
Just to listen to you

I love, I love, I love the look
In your trespassed eyes
I love, I love, I love the way
You can make me cry

Sink me into stirred-up sea
Something I can drown in
Only you can do this to me

I love, I love, I love the look
In your trespassed eyes
I love, I love, I love the way
You can make me cry

Fill me up
And drop me down
Now I'm alive in the valley of sound
In the valley of sound
The valley of sound

16:50 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2006

Mort d'une idole

Ex-fan des sixties... que sont devenues tes idoles ? Mariska, elle, nous a quittés et c'est une triste nouvelle pour commencer un dimanche. Mariska Veres était la chanteuse du groupe hollandais Shocking Blue, qui avait fait danser le monde avec son "Venus" à la fin des années '60.

Mariska avait 59 ans. Elle fait danser les anges maintenant.

10:34 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : nostalgie |

01/12/2006

La chanson d'une vie

arbre

J'avais quelques années de moins et je n'avais vraiment pas le moral ce matin-là, au point de penser que je n'avais plus que quelques semaines à vivre. Je me suis laissé aller à dire à la petite fille (la mienne) qui m'accompagnait dans mon escapade des mots qui ont dû lui paraître, à l'époque, tout à fait bizarres. Un cd passait sur le lecteur de la voiture. Et j'ai dit à ma fille que si je mourais jeune et si elle avait l'impression, plus tard, de ne m'avoir pas bien connu, elle pourrait réécouter cette chanson-là.
- A peu près tout ce que je pense et tout ce qui a de l'importance pour moi se trouve là, ai-je ajouté.
Et je n'ai aujourd'hui pas un mot à retirer à ça. Ceci dit, je vais bien, merci de vous en inquiéter.

La messe au pendu (G.Brassens)

Anticlérical fanatique
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Cet aveu me coûte beaucoup,
Mais ces hommes d'Eglise, hélas !
Ne sont pas tous des dégueulasses,
Témoin le curé de chez nous.

Quand la foule qui se déchaîne
Pendit un homme au bout d'un chêne
Sans forme aucune de remords,
Ce ratichon fit un scandale
Et rugit à travers les stalles,
"Mort à toute peine de mort!"

Puis, on le vit, étrange rite,
Qui baptisait les marguerites
Avec l'eau de son bénitier
Et qui prodiguait les hosties,
Le pain bénit, l'Eucharistie,
Aux petits oiseaux du moutier.

Ensuite, il retroussa ses manches,
Prit son goupillon des dimanches
Et, plein d'une sainte colère,
Il partit comme à l'offensive
Dire une grand' messe exclusive
A celui qui dansait en l'air.

C'est à du gibier de potence
Qu'en cette triste circonstance
L'Hommage sacré fut rendu.
Ce jour là, le rôle du Christ(e),
Bonne aubaine pour le touriste,
Etait joué par un pendu.

Et maintenant quand on croasse,
Nous, les païens de sa paroisse,
C'est pas lui qu'on veut dépriser.
Quand on crie "A bas la calotte"
A s'en faire péter la glotte,
La sienne n'est jamais visée.

Anticléricaux fanatiques
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Quand vous vous goinfrerez un plat
De cureton, je vous exhorte,
Camarades, à faire en sorte
Que ce ne soit pas celui-là.

10:33 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/11/2006

Tempus Fugit fait son djouque-bosque

Ça passe en ce moment. Partout où je peux : at home, en voiture, au bureau.

- Le 1er album de Tom McRae, et en particulier cette formidable chanson qu'est "End of the Wold News" (voir ci-dessous). Pour une version inédite de "For the Restless", cliquez z'ici : http://www.tommcrae.com/media/restless%20-%20le%20noir.mp3
- Beth Gibbons, Köln 24/02/2003 (enregistrement radio FM) : superbement neurasthénique (ah, ce "Tom, the Model" !)
- Lluis Llach, Gener de 76 : jouissivement anarchique, lumineusement libertaire
- Chris & Carla, Swinger 500 : sombrement harmonique
- Heather Nova, Glow Stars (le cd favori de mon chat)
- Natalie Merchant (Bruxelles, AB, 23 mai 2002 - inédit - un souvenir artistiquement précieux et sentimentalement irremplaçable)
- Tracy Chapman (Montreux 88) : talkin' about a revolution, yeah. But toujours talkin' dans le vide, hélas, ma bonne Tracy...

...
And every culture has it's own magazine
And information takes the place of your dreams
Finding ways to fill up the silence
But it's all that you need turn on your TV

So dose me up once is not enough
I can still see the ground
And from this high rise view looking down on you
I'm not the one wasting my time

This is the end of the world news
This is the end of the world news sponsored by god
...

tom25

 

Tempus Fugit is sponsored by Tom McRae. Enfin non, mais j'aime bien tout de même.

11:54 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/11/2006

Agenda : une expo photo sur Dylan à Paris

Les renseignements sont là, pour qui visiterait Paris prochainement :

http://www.photosapiens.com/article.php?id_article=1922//

Bon week-end à tous (?) les tempusfugiteurs. Vous pouvez m'envoyer votre review de votre album favori de tous les temps, histoire d'élargir l'horizon de ce blog. Selon moi, un peu de recul s'impose : "reviewer" le nouveau Renaud, par exemple, n'a pas beaucoup de sens. D'un autre côté, vous n'êtes pas obligés de vous arrêter comme un vieux con (un exemple pris au hasard : moi) au début des seventies (rires enregistrés).

 

11:19 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agenda |

20/11/2006

Alan STIVELL - A l'Olympia (1972)

  1. The wind of Keltia

  2. An dro

  3. The trees they grow high

  4. An alarc'h

  5. An durzhunel

  6. Telenn gwad

  7. The foggy dew

  8. Pop Plinn

  9. Tha mi sgith

  10. The king of the fairies

  11. Tri Martolod

  12. Kost ar c'hoad

  13. Suite sudarmoricaine

Ce disque fut pour moi celui de la découverte d'une culture un peu mystérieuse puisqu'elle ne sera jamais la mienne. Alan Stivell ne fait pas de la musique folklorique mais, au contraire, il a toujours cherché à marier la culture de ses ancêtres avec des sons contemporains. Pourquoi cela me touche-t-il plus que les cramignons liégeois, allez donc savoir ! Ma famille maternelle aurait, dit-on, des racines bretonnes.
Un air de musique peut-il s'inscrire dans les gênes à travers les siècles ? Qui sait ?

 

Eunn alarc'h, eunn alarc'h tre-mor

War lein tour moal kastel Arvor !
...

Neventi vad d'ar Vretoned !
Ha malloz-ru d'ar C'hallaoued

 

Et pour en savoir plus sur cette chanson :

http://perso.orange.fr/per.kentel/alarc_h3.htm

16:52 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : ma bo |

27/10/2006

A paraître : Neil Young & Crazy Horse - Live at Fillmore East (1970)

Comme annoncé dans le post précédent, le 1er volume des archives de Neil Young sera disponible le 13 novembre prochain. L'événement est attendu depuis plusieurs lustres. Il s'agit d'extraits des 4 concerts légendaires des 6 et 7 mars 1970 au Fillmore East (à l'époque, il était d'usage de faire deux concerts par jour, un l'après-midi, l'autre en soirée). Légendaires parce qu'il s'agit là des tout débuts du Crazy Horse, formé quelques mois plus tôt, avec Dany Whitten à la guitare. Whitten mourra deux ans plus tard d'une overdose dont Neil Young se sentira toujours responsable, pour diverses raisons. Il sera remplacé par Franck "Poncho" Sampedro. Ce sera une occasion unique d'entendre Whitten jouer live, du moins sur un album officiel.

Des enregistrements "boots" de ces concerts circulent depuis plus de trente ans. On peut évidemment espérer un son plus "pro" pour cette sortie tant attendue par les fans.Lors de cette tournée, comme très souvent par la suite dans sa carrière, Neil commençait le show par une première partie en solo acoustique et le Cheval Fou venait le rejoindre pour la seconde partie. En apparence, "Live at Fillmore East" ne contient aucun extrait de la première partie et c'est vraiment dommage de nous priver d'un sublime "Nowadays Clancy can't even sing" ou d'une version acoustique surprenante de "The Loner". On peut déjà regretter aussi la limitation à six titres, tout en faisant remarquer que "Down by the River" et "Cowgirl in the Sand" font, chacune, une vingtaine de minutes.

On se prend à rêver de la suite de ces "Archives" (qui devraient sortir sur le modèle des "Bootleg Series" de Bob Dylan). Il serait dommage de priver le bon peuple de toutes ces perles rares (venues d'une Californie où il ne pleut guère) qui dorment dans un coffre-fort du ranch de Topanga. Comme par exemple un certain concert solo de 1971 au Royal Albert Hall de Londres qui est une pure merveille.

Bon week-end en musiqueS.

nyfillm

NY & CH - Live at Fillmore East 1970

Track Listing
1. Everybody Knows This Is Nowhere 
2. Winterlong 
3. Down By The River 
4. Wonderin' 
5. Come On Baby Let's Go Downtown 
6. Cowgirl In The Sand

11:49 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : neil younguerie |

10/10/2006

François Béranger

beranger4Il y aura samedi prochain trois ans que tu es parti, François, et tu nous manques. Aujourd'hui, va t'en savoir pourquoi justement aujourd'hui, je me chantonne "Magouille Blues" en contemplant l'agitation des politiques autour de dérisoires strapontins. "Les seuls qui soient vraiment sympas, qui sont un peu comme vous et moi, ils font deux ou trois pourcents des voix... pourquoi ?", chantais-tu en 1974 en pleine campagne giscardienne. En ajoutant "bien sûr je ne parle pas du royaliste et encore moins du fasciste..." Tu étais un pur sans être un dur, un idéaliste plein d'humour, sans illusions, sans compromissions non plus. Je t'ai vu plusieurs fois sur scène avec ton groupe et ce formidable guitariste qu'est encore aujourd'hui Jean-Pierre Alarcen. Tu étais vrai, sans fard, comme ta musique. Là où tu es, je te salue. Le Paradis est libertaire ou il n'est pas.

13:43 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/10/2006

1971 : Jacques Crabouif Higelin

crabouif1. I love the queen

2. Tiens j'ai dit tiens

3. Je suis mort, qui qui dit mieux

4. Aujourd'hui blues

5. Musique rituelle du Mont des Abesses

 

"Je suis mort qui qui dit mieux
Ben mon pauv' vieux voilà aut' chose
Je suis mort qui qui dit mieux
Mort le venin coupée la rose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve s'la met au chose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve la jette aux chiens
." (...)

10:54 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

20/09/2006

J'AIME : Rory Gallagher - Live at Cork Opera House - DVD

(concert capté pour la TV Irlandaise en 1987 - chez Sony -DVD sorti en juin 2006)

Setlist :

1 Continental op 8 Out on the western plain
2 Tattoo'd lady 9 Wanted blues
3 Don't start me to talkin' 10 The loop
4 I ain't no saint 11 Shadow play
5 Follow me 12 Messin' with the kid
6 When my baby she left me 13 Loanshark blues
7

Off the handle

Des artistes de la trempe de Rory Gallagher nous manquent cruellement aujourd'hui. Moins pour ses qualités (immenses) de musicien et guitariste que pour sa simplicité, son enthousiasme et sa sincérité à faire 25 années durant la même musique pure et jamais sous influence des marchands de savon à barbe. Un beau concert dans sa ville natale de Cork, tonique et sans fioritures. On fait beaucoup mieux aujourd'hui en matière de qualité de son et d'image (c'est la réédition d'une vidéo VHS réalisée avec les moyens techniques d'il y a 20 ans), mais ce rock et ce blues directs, basiques et joyeux sont devenus, eux, hélas, une denrée en voie de disparition. Onze ans que Rory est parti faire danser les anges.

10:54 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/09/2006

Supertramp - Crime of the Century (1974)

SUPERTRAMP - CRIME OF THE CENTURY
1. School  
2. Bloody Well Right 
3. Hide In Your Shell 
4. Asylum 
5. Dreamer 
6. Rudy 
7. If Everyone Was Listening 
8. Crime of the Century
J'ai vu Supertramp "live" en 1974, à l'Emulation (Liège), salle hélas aujourd'hui disparue, qui se trouvait à 35 mètres environ du bâtiment universitaire où je sévissais. Les 'tramps étaient alors peu connus, à mille lieues du groupe-dinosaure qu'ils allaient rapidement devenir. Un des plus beaux concerts auxquels j'ai pu assister, en tout cas, qui supportait la sortie de cet album qui est, à mon humble avis, leur meilleur. Mon souvenir le plus marquant de ce concert tient curieusement en deux notes, celles qui montent du saxo de John Anthony-Heliwell pour entamer le solo de "Crime of the Century". Deux notes qui donnent instantanément le frisson et vous font décoller vers une autre galaxie.
Now they're planning the crime of the century
Well what will it be?
Read all about their schemes and adventuring
Its well worth a fee
So roll up and see
And they rape the universe
How theyve gone from bad to worse
Who are these men of lust, greed, and glory?
Rip off the masks and let see.
But thats no right - oh no, whats the story?
Theres you and theres me
That cant be right

10:57 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ma bo |