14/09/2007

Il y a 35 ans et 1 jour : YES - Close to the Edge

Yes-close

 1. "Close to the Edge" (Jon Anderson, Steve Howe) – 18:44
          * "The Solid Time of Change"
          * "Total Mass Retain"
          * "I Get Up I Get Down"
          * "Seasons of Man"

   2. "And You and I" (Anderson; Themes by Bill Bruford, Howe, Chris Squire) – 10:09
          * "Cord of Life"
          * "Eclipse" (Anderson, Bruford, Howe)
          * "The Preacher the Teacher"
          * "Apocalypse"
   3. "Siberian Khatru" (Anderson; Themes by Anderson, Howe, Rick Wakeman) – 8:55

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.... et 35 ans plus tard, YES existe et tourne toujours et la voix de Jon Anderson n'a pas pris (si on ose dire) une ride. "Close to the Edge" a été élu, en 2006, "meilleur album de rock progressif de tous les temps". Ce qui signifie que même dans l'Antiquité gréco-romaine (ou on lançait pourtant volontiers le disque) ou au Moyen-Age, aucun groupe de rock progressif n'a fait mieux ! Bravo, les gars : impressionnant !

Blague à part, c'est un sacré p.... de b.... de m.... d'album.

11:01 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

29/05/2007

Chanson croisée : WORLDS APART (Bruce Springsteen)

Je me demande parfois pourquoi les media nous bourrent les oreilles de tant de cochonneries alors qu'il existe... ça.

A la suite de 9.11, Bruce Springsteen a sorti un album, "The Rising", sur le sujet, sans sombrer le moins du monde dans les pièges de la compassion et des idées réductrices. "Worlds apart" est une des chansons de cet album. Elle pose, sans nécessairement y répondre, la question de la compatibilité des sentiments humains (l'amour en particulier) avec l'opposition a priori irrémédiable des cultures. On peut voir ici l'interprétation de cette chanson par le Boss himself à Wembley, en 2002. Remarquable, faut-il le dire, malgré la qualité très moyenne des images :
http://www.youtube.com/watch?v=O8ARTiq4EwE

En 2004, cette chanson est sortie, adaptée en catalan, par la superbe Maria Del Mar Bonet dans son extraodinaire album intitulé "Amic, Amar". Maria, née en 1947 aux Baléares, s'est installée en 1967 à Barcelone et est devenue une légende de la résistance au régime franquiste, au même titre que son ami Lluis Llach. J'en reparlerai. Sa version de la chanson du Boss, accompagnée par un groupe de musiciens syriens, est une splendeur. Pour une version live de ce "Mons apart" à Barcelone (2004), cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=HsFTCa1EanI
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bruce-springsteen2

"Worlds Apart"

I hold you in my arms, yeah that's when it starts
I seek faith in your kiss and comfort in your heart
I taste the seed upon your lips, lay my tongue upon your scars
But when I look into your eyes we stand worlds apart

Where the distant oceans sing and rise to the plain
In this dry and troubled country your beauty remains
Down from the mountain road where the highway rolls to dark
'Neath Allah's blessed rain we remain worlds apart

Sometimes the truth just ain't enough
Or is it too much in times like this
Let's throw the truth away we'll find it in this kiss
In your skin upon my skin in the beating of our hearts
May the living let us in before the dead tear us apart

We'll let blood build a bridge over mountains draped in stars
I'll meet you on the ridge between these worlds apart
We've got this moment now to live then it's all just dust and dark
Let's let love give what it gives
Let's let love give what it gives
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bonet1

"Mons apart"

Jo no sé com has guardat la bellesa entre l'infern
ni com vas poder fugir de l'horror que t'ha esquinçat
Quan et llepo les ferides veig al fons el teu esguard
el que no puc esborrar: que hem nascut en mons apart.

Més enllà dels oceans, més enllà del crit del mar
on la pluja té l'arrel beneïda per Alà
on la llum cau dels estels, sobre un món empolsegat
s'han trobat els nostres cors, en un pont que hem aixecat.

En aquest temps que ens ha tocat
no serveix la veritat
fem un temps per el nostre amor
ple de vida, entre la mort.

Acompanyem els estels
el camí que hem inventat
el teu cor amb el meu cor
per damunt dels mons apart.

Amb la sang i la foscor que hem après a tuejar
no tenim altre moment, no l'hem pogut triar
la tristesa de la mort, dels nostres mons separats
però que doni el nostre amor, tot allò que pot donar,

Tot allò que pot donar…
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La musique n'est pas qu'un produit de marketing, bordel !

21:53 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ma bo |

23/05/2007

Buffy Sainte-Marie

Je voudrais profiter de cette belle journée de printemps pour dire quelques mots d'une artiste exceptionnelle dont j'ai failli écrire qu'elle était, selon le cliché habituel, "injustement méconnue". En fait, ce n'est pas tout à fait un hasard si la carrière de Buffy Sainte-Marie ne fut pas celle que son talent méritait : sous l'administration du cowboy Lyndon Johnson, cette "native american" (lisez : peau-rouge), citoyenne canadienne, fut placée sur une liste noire des media US, autant en raison de ses origines que de la subversion qui émanait de ses chansons.

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Malgré et peut-être grâce à cela, les chansons de Buffy ont été popularisées par d'autres chanteurs, et notamment Elvis Presley qui fit une reprise du fameux "Until it's time for you to go". "Honnête femme" au sens que l'on donnait jadis à ce mot, elle s'est investie dans de nombreux domaines artistiques et intellectuels. Elle est notamment diplômée en Histoire Orientale. Après un break de 16 ans, elle est revenue à la chanson en 1993. Pour avoir entendu un enregistrement d'un concert de cette époque, je peux vous assurer que sa voix et sa musique n'ont rien perdu de leur force originelle. Son dernier cd connu est le "Live at Carnegie Hall" daté de 2004. Pour aborder son oeuvre, on ne peut que conseiller chaleureusement le double cd "best of" qui comprend ses chansons les moins méconnues, dont le magnifique "Universal Soldier". Buffy a aujourd'hui 66 ans et est veuve du musicien et producteur Jack Nitsche, décédé en 2003. Elle est toujours la voix du peuple indien. A redécouvrir ?

15:31 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

15/01/2007

PROCOL HARUM - Broken Barricades (1971)

broken b

Simple Sister / Memorial Drive / Power failure / Playmate of the mouth / Broken Barricades / Luksus Delph / Song for a dreamer / Poor Mohammed

 

Un des grands albums de ma jeunesse même s'il fut éreinté par la critique. "BB" marquait de fait une rupture avec le son du groupe, que Matthew Fisher, l'organiste des premiers chefs-d'oeuvre, venait de quitter. "Poor Mohammed" est sans aucun doute le grand moment de ce disque très rock dont, malgré le temps qui passe, je ne me lasse pas. Pour mémoire, Procol Harum tourne toujours et il a même lors d'un récent concert en Italie invité Zucchero à chanter avec lui. Le procès fait par Matthew Fisher aux autres membres du groupe pour prendre "sa" part dans les royalties d' "A whiter shade of pale" n'est qu'une anecdote finalement assez pitoyable qui n'enlève rien au génie de ce groupe qu'un succès planétaire a bien failli tuer dans l'oeuf. C'était il y a presque 40 ans !

 

16:47 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

20/11/2006

Alan STIVELL - A l'Olympia (1972)

  1. The wind of Keltia

  2. An dro

  3. The trees they grow high

  4. An alarc'h

  5. An durzhunel

  6. Telenn gwad

  7. The foggy dew

  8. Pop Plinn

  9. Tha mi sgith

  10. The king of the fairies

  11. Tri Martolod

  12. Kost ar c'hoad

  13. Suite sudarmoricaine

Ce disque fut pour moi celui de la découverte d'une culture un peu mystérieuse puisqu'elle ne sera jamais la mienne. Alan Stivell ne fait pas de la musique folklorique mais, au contraire, il a toujours cherché à marier la culture de ses ancêtres avec des sons contemporains. Pourquoi cela me touche-t-il plus que les cramignons liégeois, allez donc savoir ! Ma famille maternelle aurait, dit-on, des racines bretonnes.
Un air de musique peut-il s'inscrire dans les gênes à travers les siècles ? Qui sait ?

 

Eunn alarc'h, eunn alarc'h tre-mor

War lein tour moal kastel Arvor !
...

Neventi vad d'ar Vretoned !
Ha malloz-ru d'ar C'hallaoued

 

Et pour en savoir plus sur cette chanson :

http://perso.orange.fr/per.kentel/alarc_h3.htm

16:52 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : ma bo |

04/10/2006

1971 : Jacques Crabouif Higelin

crabouif1. I love the queen

2. Tiens j'ai dit tiens

3. Je suis mort, qui qui dit mieux

4. Aujourd'hui blues

5. Musique rituelle du Mont des Abesses

 

"Je suis mort qui qui dit mieux
Ben mon pauv' vieux voilà aut' chose
Je suis mort qui qui dit mieux
Mort le venin coupée la rose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve s'la met au chose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve la jette aux chiens
." (...)

10:54 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

19/09/2006

Supertramp - Crime of the Century (1974)

SUPERTRAMP - CRIME OF THE CENTURY
1. School  
2. Bloody Well Right 
3. Hide In Your Shell 
4. Asylum 
5. Dreamer 
6. Rudy 
7. If Everyone Was Listening 
8. Crime of the Century
J'ai vu Supertramp "live" en 1974, à l'Emulation (Liège), salle hélas aujourd'hui disparue, qui se trouvait à 35 mètres environ du bâtiment universitaire où je sévissais. Les 'tramps étaient alors peu connus, à mille lieues du groupe-dinosaure qu'ils allaient rapidement devenir. Un des plus beaux concerts auxquels j'ai pu assister, en tout cas, qui supportait la sortie de cet album qui est, à mon humble avis, leur meilleur. Mon souvenir le plus marquant de ce concert tient curieusement en deux notes, celles qui montent du saxo de John Anthony-Heliwell pour entamer le solo de "Crime of the Century". Deux notes qui donnent instantanément le frisson et vous font décoller vers une autre galaxie.
Now they're planning the crime of the century
Well what will it be?
Read all about their schemes and adventuring
Its well worth a fee
So roll up and see
And they rape the universe
How theyve gone from bad to worse
Who are these men of lust, greed, and glory?
Rip off the masks and let see.
But thats no right - oh no, whats the story?
Theres you and theres me
That cant be right

10:57 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ma bo |

01/09/2006

Classique B.O., nostalgie et caramels mous

Ma b.o. n'est pas qu'électricité et guitares folles. Je me berce parfois de jazz et de classique, quoique plus rarement. Ainsi, je comble mes besoins de méditation par le Requiem de Gabriel Fauré, et plus particulièrement le "Pie Jesu" (c'est sans doute tout ce qu'il reste en moi d'attirance pour le sacré), je m'émeus toujours autant aux premières notes du concerto pour violon de Jan Sibelius et, les soirs de nostalgie solitaire, je me laisse aller à trouver admirable le concerto pour violon "A la mémoire d'un ange" d'Alban Berg. Ben si, je vous jure. J'adore aussi les notes de ce farfelu au chapeau "boule" :

Erik Satie
qui se lit autant qu'il s'écoute, parce que j'avoue que les titres délirants de ces oeuvres ne sont pas pour rien dans mon attrait pour ce personnage qui répondait, dit-on, à son courrier sans jamais l'ouvrir. Ce qui se défend, ma foi, aujourd'hui bien plus encore que jadis, alors que personne n'est plus capable d'exprimer une idée correctement par écrit. Une bonne petite Gnossienne dans l'oreille et vos journées les plus grises prendront quelques couleurs. Je ne crache pas sur la musique baroque non plus, oh que non. Mais une seule musique peut m'arracher, parfois, quelques larmes et paradoxalement, c'est dans un genre que je déteste (l'opéra).Mais voilà... ma mère chantait les grands airs de Puccini en faisant la vaisselle, "Che gelida manina" et tutti quanti. C'était ma première b.o., celle de mon enfance. Et, p...., que ça me manque !

10:01 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

19/08/2006

Jethro Tull - Aqualung (1970)

Aqualung
Cross-Eyed Mary
Cheap Day Return
Mother Goose
Wond’ring Aloud
Up To Me
My God
Hymn 43
Slipstream
Locomotive Breath
Wind-Up

Avec Ian Anderson, le rock est devenu subitement plus intelligent et "Aqualung" restera un chef d'oeuvre éternel, autant par la force et la finesse de sa musique que par ses textes. Quand j'ai vu Jethro Tull sur scène la première fois, au milieu des années 70, il était probablement l'un des meilleurs groupes de rock de la planète et j'en garde un souvenir très fort, celui du regard halluciné de Ian Anderson jouant de la flûte en équilibre sur un pied. Ce regard a croisé le mien une fraction de seconde et j'ai réellement ressenti physiquement le magnétisme de ce personnage hors norme, musicien exceptionnel, jongleurs de mots et, surtout, génial showman. L'âge a rendu Ian beaucoup moins chevelu et virevoltant sur scène aujourd'hui, mais il continue à parcourir les scènes du monde pour son seul plaisir et celui de son public, qui vieillit avec lui... feeling like a dead duck...
La musique du Tull est instantanément reconnaissable, avec ses breaks inattendus, ses subits apaisements acoustiques, les envolées guitaristiques sauvages de Martin Barre... Et puis cette voix... Je donnerai la moitié de mon imposante discothèque pour les deux premières minutes de "Locomotive Breath", sa longue intro au piano d'abord, avant que commence la course sans fin de la loco qui entraîne l'Homme ("the all-time loser") vers son inéluctable mort.

In the shuffling madness
of the locomotive breath,
runs the all-time loser,
headlong to his death.
......
no way to slow down
......
He sees his children jumping off
at the stations - one by one.
His woman and his best friend
in bed and having fun.
He's crawling down the corridor
on his hands and knees
......
no way to slow down

(Locomotive Breath)

A voir absolument :
http://www.collecting-tull.com/

00:36 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

27/07/2006

Cortez The Killer (Neil Young)

Il n’est pas rare que, connaissant ma passion (mais plus rarement son étendue…), un quidam me demande quelle est ma chanson préférée de Neil Young. Le plus souvent, je réponds, sans réflexion ni originalité aucune, « Cortez The Killer ». Avant que vingt autres titres ne me sautent à la mémoire comme autant de regrets et après m’être forcé à ne pas répondre « Hitchhiker », de crainte d’être taxé de snobisme puisque c’est un inédit que finalement assez peu de gens ont entendu. Mais tout bien pesé, « Cortez The Killer » est la réponse la plus acceptable, je serais même tenté d’écrire ‘la plus poétiquement correcte’, rien que pour faire un bon mot.

On raconte que l’idée de cette chanson est venue d’un cours d’histoire au collège que Neil fréquentait adolescent. Le texte, comme souvent chez Neil, est plus impressionniste que structuré, plus visuel que conceptuel, et il ne faut y chercher ni symbolisme ni vérité historique ni logique cartésienne. Sa vision des Incas est assez idéalisée et la justification de leurs sacrifices humains, par exemple, à la limite du choquant. On ne peut pas nier que le personnage de Cortez, bien que honni, fascine manifestement Neil Young. Mais honnêtement, tout le monde s’en fiche, car si « Cortez » est depuis plus de 30 ans une des chansons-phares des concerts du Loner, c’est grâce aux envolées sublimes d’Old Black (la guitare de Neil), jamais deux fois les mêmes d’un concert à l’autre. « Cortez », comme « Down by the River », « Cowgirl in the sand », « Rockin’ in the free world” ou “All along the watchtower” sont le plus souvent des espaces de liberté, pretextes à improvisations, pour le meilleur (dans 95% des cas) ou le pire (je connais ainsi un Cortez avorté dès les premières notes tout simplement parce que Neil lui même se trouve mauvais et en manque d’inspiration). Dans ce genre de chansons, Neil fait souvent passer ses humeurs du moment, ses nostalgies, et sans doute ses blessures. En 95, lors de la courte tournée avec Pearl Jam, la fin du Cortez, qui frôle les 20 minutes, est une longue improvisation hallucinée qui donne finalement à l’ensemble de la chanson un sens tout à fait différent, qui touche au philosophique sinon au mystique. La prestation de Cesaria, en Israël, en juillet 1995 est à ce point de vue, à mon avis, un sommet, et on a peut-être entendu là le meilleur Cortez électrique jamais joué. La version acoustique qui illumine la plupart des concerts de l’US solo tour 1999 est quasiment à l’opposé de celle-là, intimiste, introvertie, et par ailleurs tout aussi remarquable.

Pour une version 1978, voir cet extrait du film « Rust Never Sleeps »

http://www.youtube.com/watch?v=x-wHzlfLKbM&search=nei...

Neuf minutes de bonheur, ça ne se refuse pas, de nos jours.

11:18 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo, neil younguerie |

19/05/2006

PETE SEEGER - We shall overcome / The Carnegie Hall Concert (June 9th,1963)

 

 

 

 

 

 

 

Disc: 1      
1. Audience  
2. Banjo Medley: Cripple Creek/Old Joe Clark/Leather Britches 
3. Lady Margret
4. Mrs. McGrath 
5. Mail Myself to You 
6. My Rambling Boy 
7. A Little Brand New Baby 
8. What Did You Learn in School Today? 
9. Little Boxes 
10. Mrs. Clara Sullivan's Letter 
11. Who Killed Norma Jean? 
12. Who Killed Davey Moore? 
13. Farewell 
14. A Hard Rain's A-Gonna Fall 
15. Didn't He Ramble (Fragment) 
16. Keep Your Eyes On The Prize 
17. If You Miss Me At The Back Of The Bus 
18. I Ain't Scared Of Your Jail 
19. Oh Freedom 
Disc: 2      
1. Audience 
2. Skip To My Lou 
3. Sweet Potatoes 
4. Deep Blue Sea 
5. Sea Of Mercy (Fragment) 
6. Oh Louisiana 
7. (The Ring on My Finger Is) Johnny Give Me 
8. Oh What A Beautiful City 
9. Lua Do Sertao (Moon Of The Backland) 
10. The Miserlou 
11. Polyushke Polye (Meadowlands) 
12. Genbaku O Yurusumagi (Never Again The A-Bomb) 
13. Schtille Di Nacht (Quiet Is The Night) 
14. Viva La Quince Brigada (Long Live The Fifteenth Brigade) 
15. Tshotsholosa (Road Song)
16. This Land Is Your Land 
17. From Way Up Here 
18. We Shall Overcome 
19. Mister Tom Hughes's Town 
20. Bring Me Li'l' Water Silvy 
21. Guantanamera

Ce disque est considéré, à juste titre, comme le meilleur disque de folk-music jamais enregistré. Popularisé jadis sous la forme d'un double vynil incomplet, il est aujourd'hui édité en cd dans sa version intégrale.

Quand Pete Seeger, qui a déjà rejoint Woody Guthrie dans la légende de la musique populaire US, monte sur la scène du Carnegie Hall en ce mois de juin 1963, l'Amérique est un volcan. La lutte pour les droits civiques bat son plein, la crise des missiles de Cuba a failli provoquer le 3ème guerre mondiale quelques mois plus tôt et, bientôt, JF Kennedy sera assassiné à Dallas.
Concert lumineux, où le public joue un rôle essentiel : il faut l'entendre, ce public, reprendre en choeur, avec une ferveur exceptionnelle, "We shall overcome" ou "This land is your land", pour se rendre compte qu'ils ne sont pas là seulement pour écouter un chanteur. Tout y passe, de simples airs du folklore irlandais, des chansons quasi sorties de l'oeuf de Malvina Reynolds, Tom Paxton ou d'un petit jeune qui se nomme Bob Dylan, une chanson anti-nucléaire en japonais, une chanson populaire russe (ce qui, au plus chaud de la guerre froide, ressemble assez à une provocation, comme la chanson révolutionnaire cubaine "Guantanamera" qui clôture le concert), et surtout ces chansons anti-ségrégation que Pete est allé récolter quelques semaines plus tôt dans les églises d'Albany fréquentées par les Noirs ou celles qu'ils ont improvisées .
Plus qu'un simple disque de bonne musique, ce concert est un morceau d'Histoire où Pete Seeger joint ses talents de conteur et ses engagements pacifistes à ses qualités de musicien. Quarante ans plus tard, on ne voit pas très bien ce que l'Amérique a retenu de son Histoire mais surtout, on cherche vainement parmi ses artistes qui a pu reprendre le flambeau de la contestation.

11:26 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ma bo |

12/05/2006

Joni Mitchell - Blue (1971)

1. All I Want
2. My Old Man
3. Little Green
4. Carey
5. Blue
6. California
7. This Flight Tonight
8. River
9. Case Of You, A
10.The  Last Time I Saw Richard

 

 

Album totalement dépouillé. Joni, sa voix, sa guitare, un piano, quelques amis (Stephen Stills et Dallas Taylor, de CSNY). Ses musiques, ses textes qui découpent au scalpel les sentiments humains font de "Blue" le point d'orgue de la période purement folk de Joni, qui glissera ensuite progressivement dans des ambiances plus rock, avant de prendre franchement le virage du jazz classique dans les 20 dernières années de sa carrière. Ce disque ne contient pas, comme "Clouds" par exemple, de grandes chansons classiques. Il vaut par son unité de ton, et sur ce plan, il porte d'ailleurs très bien son titre.
Je parle très mal de Joni, comme toujours, probablement parce que son art est trop intime pour être vraiment approché par des mots. Je n'en parle donc pas. Mais je l'écoute, très souvent.

11:17 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ma bo |

11/05/2006

Leonard Cohen - Songs of Love and Hate (1971)

1. Avalanche
2. Last Year's Man
3. Dress Rehearsal Rag
4. Diamonds In The Mine
5. Love Calls You By Your Name
6. Famous Blue Raincoat
7. Sing Another Song, Boys
8. Joan Of Arc

Un de mes tout premiers vynils. Quand j'étais jeune ("so long ago...") et que j'osais avouer que j'écoutais Leonard Cohen, mes chtit(e)s camarades me rigolaient au nez et me traîtaient d'intello. Erreur fondamentale car, à l'époque, je n'étais même pas fichu de comprendre les paroles. Alors, évidemment, j'ai fini par garder ça pour moi et je me suis usé ce disque jusqu'à la corde, au point de ne plus pouvoir l'écouter avant sa réédition en cd. L'art de Cohen ne s'est jamais compromis dans la facilité et ils sont très peu à pouvoir se revendiquer d'une telle rigueur (je pense à Joni Mitchell, à Brassens et à peu près à personne d'autre). C'est sans aucun doute  "Famous Blue Raincoat" qui se rapproche le plus de ma conception personnelle de l'art lorsqu'il s'agit d'agencer des mots, des sentiments humains et des notes.
Leonard Cohen est un génie.

15:12 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo |

10/05/2006

Lluis Llach - Stade de Barcelone (1985)

1. Venim del nord, venim del sud
2. Que tinguem sort
3. Un núvol blanc
4. No abareteixis el somni
5. El jorn dels miserables
6. Maremar
7. Vaixell de Grècia
8. I amb el somriure, la revolta
9. Abril 74
10. Campanades a morts (fragment)
11. Bressol de tots els blaus
12. Amor particular
13. Ítaca (fragment)
14. Cant de l'enyor
15. L'estaca


Personne, ou presque, ne connaît Lluis Llach sous nos cieux. Dans la mesure où il n'a jamais écrit ni chanté qu'en catalan, ce n'est pas une surprise, même si son exil parisien pendant les années de plomb du franquisme l'a fait connaître en France aussi. Pourtant, Lluis est sans doute l'égal des plus grands auteurs-compositeurs de notre époque, Bob Dylan, Leonard Cohen ou Leo Ferré. A son art musical et poétique d'une subtilité rare, il a toujours associé un engagement libertaire tirant sa plus grande force de sa sérénité non violente. Légende vivante de la culture catalane, Lluis a reçu de son peuple le plus bel hommage qui soit : le 6 juillet 1985, 120.000 personnes (on croit rêver) viennent l'applaudir au "Nou Camp" de Barcelone. C'est ce concert qui a été enregistré et est devenu un double lp d'abord, un simple ou double cd ensuite. Plusieurs versions existent, et il faut bien reconnaître que la discographie de Lluis est, au nord des Pyrénées, assez confuse, au gré des rééditions. J'ai longtemps torturé un disquaire liégeois pour qu'il me trouve ce disque, peu après sa sortie. C'était un temps bénit où il y avait encore des disquaires compétents dans nos villes, remplacés aujourd'hui par les supermarchés où l'on vend la musique comme les services d'une (CENSURé), mais c'est une autre histoire, (CENSURé de CENSURé).
Sans que je sache trop pourquoi, la version cd de ce concert, affublée d'une jaquette où Lluis a à  peu près 15 ans de moins qu'à la date du concert, ne trouvera jamais grâce à mes yeux et je reviendrai toujours à mon vieux double-lp-qui-craque. La liste de chansons ci-dessus peut donc être différente de celle que vous pourriez rencontrer dans telle ou telle réédition. Dans la version lp, éditée au Chant du Monde, tous les textes sont magnifiquement, quoique littéralement, traduits, ce qui est indispensable. Il est évident qu'un petit effort s'impose pour entrer dans l'univers de Lluis. A l'usage, pourtant, cet effort est bien moins contraignant qu'on pourrait le penser au départ.
Je frémis toujours autant aujourd'hui lorsqu'on entend Lluis jouer les premières notes de "L'Estaca" et 120.000 personnes qui se mettent à chanter en choeur l'histoire de ce garçon qui apprend la révolte contre l'oppression de la bouche de son grand-père. "L'Estaca" (le Pieu) est, avec "We shall overcome", la chanson de lutte la plus traduite au monde et, pour les amateurs, je signale qu'il en existe une version en wallon liégeois ("Li Grand-Père"). En français, la version de Marc Robinne (chantée par Marc Ogeret), classique, est plutôt confidentielle. Zebda l'a chantée, en version originale, sur le cd "Motivés". 

"Si nous tirons tous", écrit Lluis, "il finira bien par tomber, ce pieu déjà pourri auquel ils nous ont attachés". Après 40 ans de carrière, Lluis Llach a décidé de se retirer totalement (disques et scène) en mars 2007.
http://www.lluisllach.cat/

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09/05/2006

 CSNY - Déjà Vu (1970)

Déjà Vu (1970)

1. Carry On/Questions (Stills)
2. Teach Your Children (Nash)
3. Almost Cut My Hair (Crosby)
4. Helpless (Young)
5. Woodstock (Joni Mitchell)
6. Déjà Vu (Crosby)
7. Our House (Nash)
8. 4 + 20 (Stills)
9. Country Girl (Young)
10. Everybody I Love You (Stills/Nash)
 
Ce disque représente plus pour moi que sa valeur artistique réelle : il est celui par lequel je suis "entré" en musique rock et j'en garde comme premier souvenir celui de mon professeur de latin qui l'avait sorti de mon cartable pour lire les notes de la pochette, tout en silence et désapprobation. CSNY n'a jamais été à proprement parler un groupe, ni artistiquement ni humainement, mais plutôt une collection d'individualités aux valeurs passablement différentes. Chacun jouait SES chansons accompagné par les autres, et les rivalités étaient considérables. Rapidement, Stills et Crosby ont perdu pied en raison de leur addiction aux drogues et Neil Young, qui avait déjà une carrière personnelle solide à cette époque, n'a pas insisté beaucoup. Les reformations épisodiques du "super-groupe" deviennent, avec le temps (tiens donc), de plus en plus pathétiques et leur prochain US Summer Tour "Freedom of Speech" ne laisse présumer rien de bon, sinon pour le compte en banque des quatre (il faut dire qu'à 250 US $ la place, dans des stades, ils s'y retrouvent forcément...)
Ceci dit, "Dejà Vu" comprend des classiques un peu neuneus, typiquement Nash (Our House, Teach your Children), le morceau de bravoure de David Crosby (une musique juteuse sur un texte aux limites du ridicule : "Almost Cut my Hair"), le grand classique Youngien "Helpless" et surtout, deux titres fantastiques : "Country Girl", une suite que Neil a très rarement jouée live et la reprise flamboyante de "Woodstock", de Joni Mitchell (que plusieurs membres du groupe connurent intimement). Ce texte est quasiment un reportage sur l'état d'esprit du mouvement hippie des sixties dont il annonce d'ailleurs, en filigrane, l'agonie ("We are golden....back to the garden" - mais ils ne reviendront jamais dans ce jardin d'Eden, qui nous manque peut-être un peu aujourd'hui encore).

(...)

We were half a million strong
And everywhere there was song and celebration
And I dreamed I saw the bombers
Riding shotgun in the sky
And they were turning into butterflies
Above our nation
We are stardust
Billion year old carbon
We are golden
Caught in the devil’s bargain
And we’ve got to get ourselves
Back to the garden

(Joni Mitchell, Woodstock, extrait)

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NB : Un mot sur mes "tops", qui se rempliront... avec le temps. La musique ne se classe pas, c'est évident, elle s'écoute. Mes Top 10 sont un simple jeu de l'esprit.

14:43 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ma bo |

05/05/2006

Léo Ferré - Il n'y a plus rien (1973)

J'allais mal, en ces temps-là. Qu'est-ce que je fichais là, à la fac, anonyme et solitaire, étranger à ce monde où il convenait de paraître, de briller, de parler haut, où se profilaient déjà les carrières de ces "fils et filles de" que, trente ans plus tard, je vois encore apparaître parfois dans la lucarne de ma télé ? Je ne brillais ni par mon intelligence ni par mon verbe ni par mon physique, j'étais l'ombre de mon ombre, alors que vivaient en moi des émotions tellement confuses que je ne pouvais les exprimer. Qui, d'ailleurs, m'aurait écouté ?
Je vivais chez moi au bord de la misère, mon père venait de mourir et la vie avait réduit ma mère au rôle d'une mère purement nourricière. Elle s'en acquittait avec une volonté et un acharnement proches de l'héroïsme, mais qu'aurait-elle pu comprendre à mon quotidien, à mes échecs, passés, présents et à venir et à ma solitude ?

Après toutes ces années, il m'arrive encore de penser à cette période de ma vie comme à une impasse sombre, dans une ville inconnue, par une nuit de brouillard où je cherche vainement vers où diriger mes pas. Une porte ouverte, un réverbère allumé, une voix qui m'appelle, un chat qui miaule, n'importe quoi, un mot, un signe, un souffle vaguement parfumé d'humanité.
Je n'étais pas malheureux, j'étais simplement VIDE. Il n'y avait plus rien.
Mais pourquoi ai-je donc emprunté ce disque, cette cassette plutôt ? Le hasard, sans doute. Dès les premières notes, j'ai su que ma vie venait de changer. Ce déjà vieil homme à la crinière blanche mettait des mots sur MON mal-être, sur MA révolte intérieure. Il me parlait à MOI.
Et je crois bien avoir pleuré, tout seul. "L'oppression" et "Richard" restent toujours, plus de 30 ans après, des textes essentiels à mon équilibre personnel. 
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LEO FERRE - IL N'Y A PLUS RIEN (1973)

1. PREFACE
2. NE CHANTEZ PAS LA MORT (Jean-Roger Caussimon / Léo Ferré)
3. NIGHT AND DAY
4. RICHARD
5. L'OPPRESSION
6. IL N' Y A PLUS RIEN
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Ceci est le premier "post" d'une mini-série consacrée aux disques qui font la bande-son de ma vie, et que j'emmènerais très certainement sur l'île déserte. Dans l'hypothèse, bien entendu, d'un naufrage programmé de longue date et en espérant qu'on veuille bien installer préalablement sur cette île l'électricité, parce que c'est plus pratique que d'amener un container de Duracell avec soi.

11:37 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ma bo, ferre |