07/02/2008

ASA, par ASA (prononcer Asha)

album

Un très bel album à découvrir, et une vidéo pour se faire une opinion : 
http://www.naive.fr/sites/asa/spip.php?page=videos&la...

14:50 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

29/09/2007

Loreena McKennitt : Nights from the Alhambra (CD+DVD)

nightsfromthealhambra

Le "package" CD live + DVD devient de plus en plus fréquent et c'est une très bonne nouvelle (voir notamment le Springsteen Live in Dublin ou le Neil Young Live at Massey Hall). Ce concert de Loreena McKennitt à l'Alhambra de Grenade en septembre 2006 est un vrai bonheur pour tout qui aime la musique. Cadre sublime, musiciens fabuleux jouant d'instruments variés et bizarres, tout est réuni pour donner à Loreena l'occasion de montrer toute l'étendue de son art vocal et instrumental. Canadienne d'origine irlando-écossaise, elle mélange avec grâce ses influences celtiques à des accents méditerranéens. 

Ce concert est un pur chef d'oeuvre. 

23:20 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

18/06/2007

Un Boss d'enfer

"Live in Dublin" - Bruce Springsteen & the Sessions Band (2cd + 1dvd)

Bruce Springsteen: Live in DublinIl n'y a quasiment pas de mots pour qualifier cette chose. Et en particulier le DVD, car ce sont les CD qui, finalement, apparaissent comme le bonus de ce concert euphorique. Le Boss est décidément le meilleur performer actuel sur cette planète. Dans la foulée de son cd studio des Seeger Sessions, il s'est mis sur la route avec un groupe de musiciens exceptionnels pour une tournée mondiale dont ce "Live in Dublin" est la traduction en images et en sons. Ça ne ressemble à rien d'autre. Ça traverse et transcende tous les genres, du folk au rock en passant par le gospel et le jazz. C'est unique. Ça rend, tout simplement, heureux. Surtout, n'achetez pas la version "audio seule" : le DVD est un "must" absolu (le tout pour moins de 25 €, et si vous chanterez sans aucun doute avec les autres "Pay me my money down", je suis sûr que vous n'en penserez pas un mot).

Dans la foulée, on peut redécouvrir, par Pete Seeger himself, un des meilleurs live du siècle dernier, le "Live at Carnegie Hall" de 1963. Que doit penser le vieux Pete (89 ans) de ceci, lui qui, jadis, voulut trancher à la hache le cable de l'ampli de Bob Dylan quand il s'était "électrifié" au festival de Newport ? Je ne sais pas mais en tout cas, mon avis est que seuls les plus grands peuvent re-créer et être re-créés de la sorte.

11:22 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

11/06/2007

Revue Super Speed

Herman Dune - "Giant" (2006) Doux, agréable, et totalement insignifiant.

Lluis Llach - "i"  Album final. Sublime, évidemment, et perlimpimpinesque.

Buffy Sainte Marie - "Up where we belong" (1996)  Un "best of" de chansons réenregistrées par Buffy. Selon son propre avis, son meilleur album.

Et ça va, vous, ce matin ?

11:48 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

31/05/2007

Revue en vrac - Tom McRae / King of Cards

Tom McRae est un auteur-compositeur de grand talent, qui a su, à travers des mélodies imparables et des textes mélancol'ironiques, se faire une place de choix dans la chanson de qualité. Tout le monde a encore dans l'oreille ses (déjà) grands classiques, "End of the World News", "For the Restless" ou le déchirant "Boy with the Bugglegun". Bref, un nouveau Tom McRae, ça ne passe pas inaperçu et ça s'attend de pied ferme. Et "King of Cards" est arrivé chez nous il y a quelques semaines, avec un concert au Cirque Royal en prime.
Comme toutes les opinions exprimées ici, celle qui suit n'engage que moi : je dois reconnaître qu'une première écoute me déçoit passablement. Les mélodies sont moins évidentes, la production sans doute un peu "chargée" à mon goût, et j'avoue ne pas accrocher d'emblée à ce qui reste, cependant, un bon disque. Parce que Tom McRae est Tom McRae, qu'il est doué, qu'il a des choses à dire, qu'il le dit joliment et que cela reste supérieur à 98% de la production discographique habituelle.
Une anecdote : comme Heather Nova avec "I miss my sky" (dans son dernier album "Redbird"), Tom a consacré une chanson à la pionnière de l'aviation américaine Amelia Earheart, disparue jadis entre ciel et terre. Amusant : Heather s'identifie à Amelia, qui voudrait tant "reprendre le ciel", alors que Tom semble obsédé par l'idée de l'en faire descendre ("why don't you come down ?"). Selon moi, aucun doute : Heather l'emporte de trois longueurs (voix, texte, mélodie) sur ce coup-là.

1. Set The Story Straight 
2. Bright Lights 
3. Got A Suitcase, Got Regrets
4. Keep Your Picture Clear 
5. Houdini And The Girl
6. Sound Of The City 
7. On And On 
8. Deliver Me 
9. One Mississippi 
10. The Ballad Of Amelia Earhart 
11. Lord, How Long ?

14:19 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : revue en vrac |

10/05/2007

Revue express - Léo Ferré en italien

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1. La Solitudine 2. Piccina 3. Pepee 4. Tu non dici mai niente 5. Col Tempo 6. Niente Piu 7. Gli Anarchici 8. Il tuo Stile 9. I Pop

Quelques mots pour signaler la réédition en CD, par les Editions "La Mémoire et la Mer" de Matthieu Ferré, du premier LP de Léo en italien, au tout début de son exil toscan (1972). Le vynil était devenu introuvable, et de toute façon n'avait jamais été distribué massivement par Barclay sous nos cieux. J'avais personnellement acheté le mien en 1983 à Florence, au rayon promos d'un grand disquaire autochtone. On retrouve dans ce cd 9 classiques de Léo adaptés en italien, une langue qui se marie parfaitement avec ses textes. Col tempo, va...

Aucun livret pour ce cd, malheureusement et pas de textes non plus, comme le LP original d'ailleurs. A ma connaissance, "In italiano" ne se trouve pas chez les disquaires, il peut être acheté sur le site de "La Mémoire et la Mer", dont je ne donne pas le lien car ce blog ne fait pas de commerce. Ceci dit, si vous ne trouvez pas le site, vous le faites exprès, et vous pouvez de toute façon m'envoyer un mail. A signaler qu'un autre cd en italien, dont la matière est cependant postérieure, a été édité il y a quelques années ("La musica mi prende come l'amor" et qu'il contenait, lui, quelques inédits en français (des textes de Cesare Pavese, "L'Uomo Solo" et "Verra la Morte", notamment). Les traductions, limpides, sont d'Enrico Medali.

Hanno bandiere nere
Sulla loro Speranza
E la malinconia
Per compagna di danza
Coltelli per tagliare
Il pane dell'Amicizia
E del sangue pulito
Per lavar la sporcizia
Non son l'uno per cento ma credetemi esistono
Stretti l'uno con l'altro e se in loro non credi
Li puoi sbattere in terra ma sono sempre in piedi
Sono gli anarchici

16:23 Écrit par Tempus fugit dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : revue en vrac, ferre |

02/05/2007

Revue en vrac - Magyd Cherfi

Dans son style très particulier, qui est tout sauf académique, Magyd Cherfi se fait un chemin parmi les bonnes plumes de la chanson de langue française. Après un excellent premier album solo (La Cité des Etoiles), celui qui était la tête pensante et le coeur de Zebda vient, avec "Pas en vivant avec son chien", de franchir une nouvelle étape. J'avoue, très subjectivement, ne pas être exagérément séduit par des musiques aux accents exotiques sans doute, mais qui finissent par toutes se ressembler, sur des rythmes qui frôlent parfois la farandole de bal populaire ou la samba de bazar (je suis trop méchant, là). La qualité d'écriture, par contre, laisse pantois. Il y a, dans ces douze petites perles, des influences évidentes : Brassens (et sa façon de détourner des expressions populaires : "il ne nous restait plus que les os sur la peau"), Gainsbourg et ses rimes survitaminées ("...Harvey Keitel / ...la vie qu'est-elle"), Léo Ferré, à travers un hommage discret ("Alors je fais Léo / ni dieu ni maître ni / American and co"), par exemple. Mais surtout, Magyd atteint au désormais rarissime dans le ronron du disque francophone : il écrit simplement, et bien. C'est drôle, poétique, engagé sans être militant, plus d'une fois émouvant. Magyd Cherfi fait honneur à la chanson française, tout simplement, et sans nous prendre pour des cons. On peut apprécier sans modération.
"Tic tic tic état d'urgence
Y'a toujours un connard qui veut sauver la France"
(La Tronche du Patrimoine)
Je suis sûr qu'il ne pensait à personne en écrivant ça. 

1 · Place de France
2 · La Tête du Che
3 · La Tronche du patrimoine
4 · L'Oncle d'Amérique
5 · Ma Femme et mes enfants d'abord
6 · La Sandale magique
7 · Le Cirque
8 · Les Chaises qui volent
9 · Bénabar ou Delerm
10 · A dire ou à taire
11 · Les Cigarillos
12 · Scène II ménage

16:06 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

12/04/2007

Encore une revue (très) vite fait

Moqueur

J'adoooore le dernier Arno, "Jus de Box", même si ça commence à ressembler de plus en plus à de l'auto-plagiat, m'en fous, j'aime bien ce gars sans prétention et sans complexe qui rocke comme un malade. "Mourir à plusieurs" ou "Miss Amérique", ça me soulève au moins trois orteils et ce n'est pas souvent que ça se passe en ces temps déraisonnables où le sinistre s'invite à nos tables sans se gêner. J'aime beaucoup moins son "Live in Brussels", par contre, trop mou à mon goût. Arno, ça doit être graisseux et sentir le pissebloem, sinon, c'est pas Arno.

Moqueur

J'adoooore la petite Katie Melua dont plein de DVD, officiels ou non, me sont tombés dans l'oeil ces derniers temps. Cette jeunette a tout pour elle, la beauté, la voix, la musicalité, le don des mélodies et une obstination à être hors des modes (quoique, avec le NorahJonisme ambiant...). Devrait sortir très bientôt le DVD d'un concert un peu fou qu'elle a donné à 300 mètres SOUS la mer. Elle me quitte pas, ma Katie.

 SourireSourireSourire

katimel

Moqueur

J'adoooore l'homéopathie en musique : faites donc l'expérience d'écouter chaque jour une (et une seule) chanson de Georges Brassens, au besoin en utilisant la fonction "random" de votre lecteur de cd. Vous verrez, comme la vie est belle...

 

16:25 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

06/12/2006

Neil Young and Crazy Horse - Live at the Fillmore 1970

neilyoung-cvr-1106
Je l'avais annoncé, mais le voici enfin. Les papys sont hyperactifs aussi. Voici le troisième alboum de Neil Young en moins de deux ans et celui-ci est supposé constituer le premier d'une longue série d'enregistrements anciens qui seraient stockés kékpart dans un ranch du côté de Topanga, entre la collection de trains électriques du Maître et les boîtes à chapeau de Pegi. Pour faire bref, il s'agit de six chansons live enregistrées au Fillmore East de NYC lors des quatre shows des 6 et 7 mars 1970 par Neil et le Crazy Horse dans son line-up original, autrement dit avec Danny Whitten à la guitare. On a d'ailleurs l'impression que ce cd est une sorte d'hommage à Danny Whitten (overdosé deux ans plus tard) et non une tentative de faire revivre ces concerts, qui comprenaient notamment une partie acoustique en ouverture. C'est dommage, artistiquement parlant, même si ce qui est livré là est évidemment excellent et notamment la version allongée de "Cowgirl in the Sand".
Pour le reste, je me demande sincèrement et en essayant de n'être pas grossier, si Neil (ou sa firme de disques ou les deux) ne se f... pas de notre g.... Le packaging de ces Archives volume 2 (cherchez, vainement, manants, le volume 1) est à la limite de l'insulte : aucune protection pour le cd, rien que du carton et tellement fin qu'on peut glisser le tout sans problème sous une porte, voire dans la poche de son kangourou de salon; la durée, 43 minutes et 19 secondes, est vynilesque et la version double (CD+DVD avec version audio améliorée et... défilé d'un photo-montage) à 30 euros une quasi-escroquerie.

11:43 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

09/11/2006

Nouveaux et intéressants : Amos Lee - Supply and Demand / Teddy Thompson - Separate Ways

Une voix chaude et très belle qui en rappelle d'autres, en particulier celle de Ben Harper, avec quelques inflexions StevieWonderiennes, et une musique plus folk et soul que rock, bien ronde, parfois un peu trop à la limite de la variétoche à mon goût. Amos Lee m'avait convaincu lorsqu'il avait assuré l'opening act d'Aimee Mann l'an dernier à l'AB. Son très récent CD "Supply and Demand" ne va pas révolutionner la musique mais l'homme inspire la sympathie et peut être classé dans la catégorie des belles promesses. Le genre de musique qu'on laisse couler distraitement un jour d'automne ensoleillé, quand il ne fait pas chaud et qu'on a mal partout. Aucune raison de se priver de tant d'aimable douceur.

 

www.amoslee.com

Teddy Thompson, par contre, m'a beaucoup moins convaincu vendredi dernier en opening act de Lucinda Williams. Et pourtant, son cd "Separate Ways" est remarquable.

Sa voix puissante, très à l'aise dans les aigus, n'est pas sans rappeler (toutes proportions gardées) celles des Buckley père et fils. La comparaison est un jeu ridicule en musique mais face à Amos Lee, sans aucun doute, c'est Teddy qui emporte la palme pour une raison qui me semble évidente : ses compositions sont plus accrocheuses, à défaut d'être foncièrement originales. Le garçon est, pour ne rien gâcher, très sympa. Ce cd est tout à fait consommable et "Separate ways", la chanson-titre, est de celles qui restent dans l'oreille après deux écoutes. Ce qui devient assez rare. Consommez !

http://www.teddythompson.com/

19:02 Écrit par Tempus fugit dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

13/07/2006

Encore une REVUE EN VRAC

An Pierlé & White Velvet (2006)

Bien léché, parfois un peu trop, ce beau cd me paraît a priori plus mélodique que les précédents travaux de la belle gantoise. Je ne m'en plains pas, personnellement. Mes préférées : "Jupiter" et "Tenderness". Elle continue son petit chemin tranquillement, sans en faire trop ni trop peu.

 

 

 

 

 

Johnny Cash - American V (2006)

Initié, dit-on, par Johnny Cash après le décès de June, à laquelle il n'a survécu que 4 mois, l'enregistrement de ce disque n'apportera rien à sa gloire. On peut y voir une sorte de dernier tour de piste voulu par l'artiste mourant, ce qui est respectable, mais il y apparaît beaucoup trop affaibli par la maladie pour ne pas ressentir une gêne profonde à son écoute, comme si on assistait en direct à ses derniers soupirs. Outre les deux dernières chansons qu'il aura composées, le cd comprend une belle reprise du "Four Strong Winds" de Ian Tyson, une chanson surtout connue par la version de Neil Young. Pour le reste, ce n'est pas ceci qui va faire un soupçon d'ombre à "American IV" ou au coffret "Unearthed", de très loin supérieurs.

The Clash - London Calling (1979)

Racheté en cd pour cause de solde d'été à prix ridicule. Franchement, je trouve que ça a mal vieilli.. Ou c'est moi.

10:07 Écrit par Tempus fugit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue en vrac |

01/06/2006

REVUE EN VRAC

En style télégraphique, quelques revues-éclair de rondelles écoutées récemment :

NEIL YOUNG - Living with War (2006)

Neil se déchaîne, peut-être un peu tardivement, sur George W. Bush et ses mensonges meurtriers. Cela donne un disque énervé, enregistré en quelques jours, qui marque au moins un retour au rock'n roll après un épisode country assez pitoyable (Prairie Wind, 2005). Enregistré "dans l'urgence"... et bien ça s'entend : les textes sont bâclés, à la limite du naïf, et à la longue, les musiques se ressemblent. Apports discutables d'une trompette (Tommy Bray) et d'un choeur de 100 personnes. Disque agréable cependant, si on veut bien considérer que le dernier titre "America the Beautiful" est une faute de goût qu'il faut absolument éradiquer à l'écoute...

GERARD MANSET - Obok (2006)

J'ai la désagréable impression que l'inspiration du génial ermite de la chanson française est en train de se tarir inexorablement. Cela reste agréable à écouter. Sans plus. Le principal intérêt de cette rondelle est le livret qui l'accompagne où Manset (en remerciement pous ceux qui le suivent depuis près de 40 ans maintenant) livre, dans son style particulier toujours à l'extrême limite de la correction grammaticale, quelques réflexions issues de ses carnets de voyage, en écho aux chansons de l'album.

LLUIS LLACH - Ara, 25 anys en directe (1992)

Ce n'est pas neuf. C'est magnifique. Et cela clôture, à peu de chose près, ma collection LL LL qui doit être très proche de l'intégrale. Un concert enregistré en 92 pour ses 25 ans de carrière avec, pour une des dernières fois, une recréation de quelques-une de ses chansons mythiques de combat : L'Estaca, La Gallinetta... Versions très sobres, à 1000 années-lumière de ce qu'elles étaient dans les années 70. "Païs Petit", un chant d'amour au pays catalan "si petit que lorsque le soleil se couche, il n'est pas vraiment sûr d'avoir remarqué sa présence". Je ne cesserai jamais de dire que Lluis Llach est un des plus grands compositeurs-interprètes de notre temps.

23:41 Écrit par Tempus fugit | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : revue en vrac |